Rivière-des-Prairies

Le leadership au féminin dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Daphney Colin, conseillère d’arrondissement district Pointe-aux-Prairies; Marie-Claude Baril, conseillère d’arrondissement Pointe-aux-Trembles; Caroline Bourgeois, mairesse de l’arrondissement RDP-PAT; Virginie Journeau, conseillère de Ville Pointe-aux-Trembles; Lisa Christensen, conseillère de Ville pour le district de la Pointe-aux-Prairies. Nathalie Pierre-Antoine, conseillère d’arrondissement pour Rivière-des-Prairies, qui n’a pas pu se libérer pour la photo, est la sixième femme à siéger au conseil. Photo: Yohann Goyat, L'informateur

Sur les sept personnes qui siégeront dorénavant au conseil d’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT), six sont des femmes. C’est le reflet d’une tendance qui a marqué plusieurs grandes villes du Québec lors des dernières élections municipales.

«Ce phénomène s’apparente à un renouvellement des politiques. Il correspond à de nouveaux enjeux de société», avance Danielle Pilette, professeure associée au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l’UQAM et spécialiste de la politique municipale.

Certains services municipaux «étaient perçus comme plus masculins», comme la voirie et le déneigement, explique la professeure, mais le changement générationnel fait en sorte que la spécialisation fondée sur le genre est chose du passé.

Réélue au poste de mairesse de RDP-PAT, Caroline Bourgeois abonde dans le même sens. «Il n’y a désormais plus de séparation des dossiers», dit-elle, rappelant du même souffle que des femmes sont à la tête du ministère de la Sécurité publique et de la Sûreté du Québec. «Les femmes ont fait leurs preuves», soutient celle qui est responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Nouveaux enjeux

De plus, le rôle de la Ville et des élus municipaux évolue et s’élargit pour inclure de nouvelles priorités, comme la culture, les services à la personne et l’appui au milieu communautaire. Une tendance qui contrecarre la surreprésentation des hommes en politique municipale.

Caroline Bourgeois souligne que ce sont «les écoles, l’environnement, la sécurité et l’écologie» qui préoccupent les électeurs. «Des enjeux qui concernent tout le monde, y compris les nombreuses familles qui vivent dans l’est.»

Or, il s’avère que ce sont «des femmes qui parlent le plus de ces nouveaux enjeux», analyse la professeure Danielle Pilette.

La montée des femmes s’accompagne d’un changement générationnel. Dans ces générations, il n’y a pas de spécialisation homme-femme.


Danielle Pilette
Professeure à l’UQAM et spécialiste de la politique municipale

Élue une première fois conseillère de Ville dans le district de Pointe-aux-Trembles, Virginie Journeau affirme qu’il est important de changer les mentalités. Celle qui était directrice d’une maison de jeunes a choisi de se lancer en politique municipale afin de «transmettre aux futures générations un modèle qui leur ressemble».

Collaboration

Réélue conseillère d’arrondissement pour le district de Rivière-des-Prairies, Nathalie Pierre-Antoine est en politique municipale depuis 2013. Selon elle, la hausse du nombre de femmes en politique municipale assure un développement plus «humain».

«Lors des conseils municipaux, nous sommes plus dans une approche de collaboration que de confrontation», fait valoir la mairesse Bourgeois.

Le palier municipal serait aussi plus «accueillant» pour les femmes, suggère Danielle Pilette, car la hiérarchie des partis politiques y est moins importante qu’au fédéral et au provincial.

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