Temps supplémentaire obligatoire: le ministre Dubé «baisse les bras»
Malgré le cri du cœur des travailleurs de la santé paru dans La Presse en décembre, la quantité de temps supplémentaire obligatoire (TSO) à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) est plus élevée que jamais.
Pour la totalité du mois précédant les Fêtes, 220 TSO ont été imposés à l’HMR. Seulement au cours de la dernière fin de semaine, ce nombre atteignait 80, rapporte La Presse.
La situation est de loin plus grave à l’HMR que dans les autres hôpitaux du Québec, comme le montre la moyenne d’heures travaillées qui sont des heures supplémentaires obligatoires. À l’HMR, 5,9% des heures travaillées entre le 9 septembre et le 17 décembre ont été des TSO, selon l’établissement. La moyenne régionale se situe quant à elle à 1,94%, selon le tableau de bord du ministre de la Santé.
Manque de personnel
Le problème que représente le recours au TSO est lié au manque de personnel. Celui-ci se perpétue parce que le gouvernement «baisse les bras» et «recule» sur «ce qui a été promis», dénonce le député de Rosemont, Vincent Marissal.
Après avoir promis, en août 2021, la construction «d’un nouvel hôpital de 720 lits, moderne, qui allait permettre une meilleure attractivité et une meilleure rétention», le ministre Dubé est «incapable de livrer un plan crédible», déclare le porte-parole en matière de santé de Québec solidaire. Quand le gouvernement est réellement «intéressé par un projet, il est pourtant capable d’être déterminé. Prenez le troisième lien à Québec», poursuit M. Marissal.
Le député, qui a entamé une tournée des hôpitaux québécois, place aussi le manque d’avancement du dossier dans les «incohérences» de la Coalition avenir Québec. Alors que le ministre de la Santé recommande une «gestion locale» des horaires pour éviter les TSO, un tel projet proposé par les le syndicat et la gestion du HMR a été refusé par le Conseil du trésor. «Il faudrait que M. Dubé et Mme Lebel se parlent», ajoute M. Marissal.
Le TSO imposé aux travailleurs de la santé les force à demeurer en poste quatre ou huit heures de plus après leur quart de travail habituel.