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Les fugues, un phénomène en diminution à RPP

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Entre le 1er janvier et le 16 octobre 2013, 155 fugues ont été rapportées sur le territoire de Rosemont – La Petite-Patrie (RPP). Une diminution par rapport à l’année 2012, où durant la même période, on en comptait 198.

Selon Julie Santerre, commandante du poste de quartier (PDQ) 35 qui dessert le territoire de La Petite-Patrie, « le taux de solution » est très élevé.

« En moyenne, 65 % des jeunes reviennent par eux-mêmes dans les 24 heures suivant leur fugue, 18 % sont de retour dans les 48 heures, 1,8 % le sont après 10 jours. Les autres sont raccompagnés par les policiers. Les rares cas qui ne sont pas retrouvés se retrouvent dans les journaux », explique-t-elle.

L’été et l’automne propices aux fugues

L’appel du beau temps serait un incitatif pour les jeunes à prendre la poudre d’escampette.

« Les gens sortent de façon plus naturelle durant l’été. Bien souvent, les adolescents vont quitter le vendredi pour ne revenir que le lundi matin. Ceux dans les centres jeunesse le font principalement pour aller voir leurs parents, leurs amis ou des proches.

« On remarque aussi que l’automne est un moment propice aux fugues. On peut faire un lien indirect avec un échec scolaire, une remise en question sur son avenir ou une émotion intense », fait valoir Mme Santerre.

Afin de réduire le nombre de fugues, les policiers font des activités de sensibilisation qui touchent différents sujets.

« Nos agents sociocommunautaires travaillent beaucoup dans les milieux scolaires, pour faire de la prévention au sujet de la cyberintimidation, la cybercriminalité, la consommation de drogue, l’adhésion aux gangs de rues, le décrochage scolaire, l’exploitation sexuelle, etc.

« On a aussi un agent d’intervention jeunesse. Au-delà des enquêtes, lors des cas de fugues, il effectue une prise en charge et un travail de collaboration avec le centre de santé et de services sociaux (CSSS), le travailleur social, la direction de l’école, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et les intervenants pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise », conclut la commandante.

 

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Les fugues en chiffres

En date du 1er novembre 2013, sur le territoire montréalais, on comptait 1691 disparitions et fugues. En comparaison, en 2012 (année complète), 3162 cas ont été rapportés.

Sur le territoire du PDQ 35, qui couvre La Petite-Patrie, du 1er janvier au 16 octobre 2013, on dénombre 57 cas, comparativement à 76 pour la même période, en 2012. À Rosemont, désservi par le PDQ 44, on parle plutôt de 98 fugues, en date du 16 octobre 2013 et de 122, à la même date en 2012.

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