Rachel-Julien avait offert 3,5M$ pour le centre Préfontaine
L’offre de Conceptions Rachel-Julien s’élevait à 3,5 M$ pour la construction de 253 logements. Un montant bien loin des 5 M$ offerts par le groupe Dargis et un nombre de logements bien en deçà des 389 logements promis par le Groupe Trria et associés.
Dans le document du 2 juin 2010 recommandant au comité exécutif de la Ville de Montréal de vendre au groupe Rachel-Julien, on peut lire que « le fait que certains proposants aient offert de payer plus de 3 500 000 $ n’a pas eu d’impact sur l’évaluation de leurs propositions et conséquemment sur la décision du comité d’évaluation, et ce, même si ces propositions étaient nettement supérieures monétairement. »
Le président de Rachel-Julien, Denis Robitaille, ne veut pas commenter les dossiers soumis par les autres promoteurs, mais dit tout de même : « Je ne veux pas avoir l’air prétention, mais la raison pour laquelle notre projet a été retenu par rapport aux autres, c’est qu’il était le meilleur, voilà tout. On avait un concept unique de valorisation du bâtiment central (le centre Raymond-Préfontaine) qui a plu aux décideurs. »
Le comité de sélection en place pour ce dossier semblait du même avis que M. Robitaille, puisque c’est Conception Rachel-Julien qui a recueilli la meilleure note d’ensemble pour son offre, comme on peut le lire dans le sommaire décisionnel du 2 juin 2010. La vente a été finalisée le 17 décembre dernier, un délai normal nous dit-on à la Ville de Montréal.
« Le projet ayant reçu la note globale la plus élevée est le projet conçu par la compagnie de M. Denis Robitaille, « Conceptions Rachel Julien inc. », laquelle réalise actuellement le projet « Quartier 54 » situé en bordure du métro Rosemont. Le comité recommande donc que cette proposition soit retenue, mais il suggère que le proposant modifie la façade des bâtiments donnant sur la rue Rachel en y aménageant des entrées conduisant à l’intérieur des bâtiments. »
Rappelons que la Direction des stratégies et transactions immobilières de Montréal demandait à tous les promoteurs intéressés par le terrain de « respecter plusieurs obligations, notamment de préserver le corps central du centre Raymond-Préfontaine », ce qui s’est finalement avéré impossible, puisque le bâtiment a été jugé trop dangereux pour être utilisé et, conséquemment, détruit tout dernièrement.