Batiment patrimonial Shamrock : projet collectif exigé
Pour le maire de Rosemont – La Petite-Patrie (RPP), François W. Croteau, il n’est pas question de voir disparaître le petit immeuble situé au coin des rues Shamrock et Casgrain, dans la Petite-Italie.
« Nous avons déjà inscrit, dans les critères de sélection pour l’appel public, que le bâtiment doit, dans un premier temps, garder sa structure, et, dans un deuxième temps, servir pour un usage collectif. Ce sont des exigences de notre part », dit-il.
Cette décision fera assurément plaisir à la Société de développement commerciale (SDC) Petite-Italie – marché Jean-Talon qui a tenté dans les dernières semaines, mais sans succès, d’acheter l’endroit avec l’aide financière d’un partenaire privé pour y construire, notamment, un centre historique et un bureau touristique.
Le maire de RPP souligne d’ailleurs que ce projet est toujours sur la table et qu’il n’a pas disparu avec la mise en vente du bâtiment. « On a émis une lettre d’appui au projet de la SDC, parce que l’on considère que c’est une idée qui peut voir le jour dans ce bâtiment. Un centre d’histoire de La Petite-Italie, je pense que ce serait très intéressant. On est très favorable et on verrait d’un bon œil que le futur acheteur potentiel inclut cette idée dans son projet. »
Différent du centre Préfontaine
Il y a quelques semaines, un autre bâtiment classé d’intérêt patrimonial par la Ville de Montréal, le centre Préfontaine, a été détruit complètement. Le manque d’entretien dans les dernières années a rendu la structure dangereuse et inutilisable pour son acquéreur (Rachel-Julien), qui s’était pourtant engagé à sa conservation.
Est-ce que cela pourrait survenir dans le cas du l’ex-bâtiment d’inspection des viandes ? Le maire ne croit pas : « On sait que l’intérieur est bourré d’amiante et que l’on doit tout enlever. Par contre, la coquille, la structure, elle est en excellent état, contrairement au centre Préfontaine, laissé à l’abandon depuis des années. C’est qu’on a utilisé l’endroit jusqu’à tout récemment (l’organisme Les Déprimés Anonymes y tenait des activités jusqu’en 2005, NDLR). Il n’y a aucun danger que ce bâtiment disparaisse », affirme M. Croteau.