221 livres plus tard, Jacques Aubin cours un IronMan 70.3
Jacques Aubin n’arrive toujours pas à croire à ce qu’il lui arrive. Grâce à ses efforts soutenus, le Rosemontois a perdu un total de 221 livres en deux ans et demi.
« C’est incroyable. Lorsque j’étais obèse, je rêvais d’être mince. C’est alors que je me pinçais et je me réveillais. Aujourd’hui, même si je me pince, je ne me réveille pas. C’est vraiment arrivé », s’enthousiasme l’homme de 49 ans.
Le commencement
En janvier 2009, M. Aubin va à un rendez-vous chez son médecin. Le docteur l’informe qu’il ne pourra pas prendre en note son poids, car il n’y a aucun pèse-personne pouvant le peser. M. Aubin doit alors se rendre dans un abattoir pour connaître son poids exact. Cette situation l’a ébranlé, mais ce n’est qu’en octobre qu’il a décidé de faire quelque chose.
« C’est le 30 octobre 2009 que j’ai pris ma décision. J’ai alors changé ma façon de manger, mes habitudes de vie… j’ai tout changé. Même mon cercle d’amis », souligne-t-il.
Un autre élément déclencheur a été ses enfants. Étant de grands sportifs, les deux jeunes adultes ont toujours bougé, explique leur père avec un grand sourire. C’est sa fille qui l’a motivé à commencer la course à pied.
« Ma fille a participé au marathon de Montréal. Lorsque je l’ai vu entrer dans le Stade olympique et que j’ai vu l’accueil qu’elle a reçu, je me suis dit que je n’étais pas à la bonne place. Je suis alors allé rencontrer ma fille et je lui ai dit que j’allais participer au prochain marathon de Montréal avec elle et c’est ce que j’ai fait », mentionne-t-il.
Plus de 30 mois plus tard, M. Aubin est passé de 415 à 194 livres. Il a participé à plus d’une cinquantaine de courses et il a finalement battu sa fille au marathon de Montréal. « Au départ, ma fille finissait avant moi. Aujourd’hui, c’est moi qui finit le premier », mentionne-t-il.
Des nouveaux projets
Après avoir fait 48 courses l’année de ses 48 ans, le Rosemontois avait besoin de nouveaux défis. Il a alors décidé de participer au défi Montréal – New York, le 31 mai, et à l’IronMan 70.3, le 24 juin.
« Nous devons constamment nous défier. Étant donné que j’avais effectué 48 courses en 2011, je me demandais ce que je pourrais faire après cela. Il fallait que ce soit plus grand », affirme le coureur.
Le défi Montréal – New York répondait bien à son désir. Près de 130 coureurs parcourront une distance de 650 km en 60 heures. « C’est une course à relais. Sur les 650 km, je devrai en courir environ 120 km », précise-t-il.
Même s’il n’a jamais couru une si longue distance, il n’est pas nerveux. « Je ne suis pas inquiet. Je sais que je peux le réussir. Je suis plutôt excité de courir à New-York. Je suis plus nerveux pour l’Iron Man », avoue-t-il.
Pendant le Iron Man 70.3, M. Aubin devra nager 2 km, pédaler 90 km et courir 21.1 km. « J’en tremble déjà. Je me demande si j’en ai assez fait, si je dois en faire plus ou si je n’en ai pas trop fait. De plus, il y a un barème de temps. Je dois réussir le circuit en moins de 8 heures 30 minutes. Ce sont des doutes incroyables », admet-il.
Outre la limite de temps, un autre élément inquiète le sportif : l’eau. « Je ne savais pas nager avant l’année dernière. J’ai commencé à suivre des cours en novembre 2011. J’ai aussi peur de l’eau. Lorsque je nage dans la partie profonde d’une piscine, j’ai toujours l’impression que je vais couler. Je vais devoir faire mes 2 km avec une bouée en forme de canard autour de la taille », blague-t-il.
Un message pour Rosemont
Tenant un blogue sur son parcours depuis près de trois ans, M. Aubin désire envoyer un message de motivation et d’espoir aux Rosemontois de son quartier.
« Lorsque je marche ou que je cours dans mon quartier, je remarque l’obésité dans Rosemont. Avant de penser à l’environnement, peut-on penser à nous-mêmes? Il faut prendre soin de soi. Les gens peuvent encore changer leur vie et j’espère qu’en parlant, je pourrai les motiver. Avant ma perte de poids, je travaillais pour préserver ma vie. Aujourd’hui je la vis », affirme-t-il.