Nicolas Girard, dernière ligne droite…
L’équipe autour de lui est active. Une vingtaine de téléphonistes sont au travail dans le petit local de la rue Saint-Hubert et des bénévoles l’attendent pour repartir faire du porte-à-porte.
Quand on lui fait remarquer qu’on s’attendait à rencontrer un homme stressé et tendu en cette journée d’élection, il rit.
« J’ai vécu beaucoup de chose en politique, des bons comme des moins bons moments. J’essaie de rester « zen ». Il faut être calme dans les moments de grandes tensions. De toute façon, on a une machine exceptionnelle, autant nos téléphonistes que les gens qui nous aident au porte-à-porte. Cette équipe est encore plus grosse qu’en 2008 et j’ai fait encore plus de rencontre avec les citoyens que lors de la dernière élection », dit-il pour justifier son calme.
Cependant, derrière son sourire, il ne cache pas que la lutte entre lui et Françoise David, candidate vedette pour Québec solidaire, le stress. D’ailleurs les derniers sondages les mettent tous deux au coude à coude. La victoire d’un ou de l’autre se jouera que par quelques centaines, voire dizaines de votes. Nicolas Girard le sait.
« Un jour d’élection, on est toujours nerveux, admet-il. Mais j’ai un bon « feeling ». Et comme en 2008, il y a des gens, des analystes, qui regardent le comté et font des prédictions. Mais il faut faire attention à ceux et celles qui ne mettent pas un pied dans le comté et font de grandes analyses. À la fin, c’est le travail que tu fais dans le quartier qui compte.
« Les gens semblent sensible à l’idée qu’il faut envoyer un député au pouvoir, avec le Parti québécois, pour pouvoir faire changer les choses, et ne pas se retrouver avec un député de troisième opposition. »
Chaussures sport aux pieds, une gourde attachée à son porte-document, il reprend le chemin; il lui reste encore quelques heures pour convaincre les indécis de voter pour lui. Jusqu’à 20 h, dit-il en nous quittant, il travaillera « à fond la caisse » pour aller chercher les votes nécessaires à son élection dans Gouin.