Pousses Urbaines : fin de parcours pour les apprentis 2012
Au nombre de cinq – plus trois jeunes en intégration profitant du programme de valorisation jeunesse – ils ont eu droit à une soirée, ce jeudi 4 octobre, dans les locaux mêmes de l’organisme (5550, rue Fullum, bureau 310), où différents invités sont venus souligner leur travail des six derniers mois en horticulture.
« Il est vrai que par le passé, on a déjà eu une douzaine de jeunes finissants annuellement. Il faut comprendre que toutes nos activités sont maintenant autofinancées et que nous n’avons plus de subvention salariale. On doit donc se limiter à ce que l’on peut faire financièrement, en ayant un œil sur les contrats possibles que l’on peut obtenir », explique Charlotte Cordier, directrice des opérations aux Pousses Urbaines.
Parmi ceux-ci, il y a des mandats de verdissement provenant de l’éco-quartier et du Centre d’écologie urbaine de Montréal. Aussi, des projets et contrats pour aménager des cours dans des écoles et dans des centres de la petite enfance, des mises en place de potagers solidaires pour les aînés, de même qu’en provenance de particuliers, pour le taillage de haies, par exemple, ou encore pour la plantation de platebandes.
« On accepte des projets provenant de partout, tant qu’ils cadrent avec notre mission et qu’ils ont des objectifs sociaux ou environnementaux. Pour nous, ce sont deux notions importantes. On a aussi des citoyens qui communiquent avec nous au lieu d’appeler un entrepreneur privé; ils veulent ainsi aider des jeunes en difficulté », laisse savoir la directrice.
Âgés de 16 à 30 ans, les apprentis Pousses Urbaines proviennent de différents milieux. Ils sont soit décrocheurs, sans emploi, immigrants sans expérience de travail ou encore des jeunes n’ayant pas travaillé depuis quelques années pour cause de problème de santé ou autre.
Durant leur passage de six mois au sein de l’organisme, ils viennent y chercher une expérience de travail, une preuve qu’ils peuvent s’intégrer à un emploi dans une entreprise. Ils viennent aussi chercher une estime de soi par le travail d’horticulture.
« Après les six mois ici, indique Mme Cordier, on veut les voir faire une transition, si possible qu’ils se soient réinscrits à l’école, qu’ils aient trouvé un emploi. On les encadre durant et après leur passage; on les rappelle dans les six mois suivants pour voir où ils en sont et ce qu’ils font. »
Au cours des prochaines années, les Pousses Urbaines poursuivront leurs activités de verdissement. « On fait beaucoup de ruelles vertes depuis deux ans et, pour les années à venir, ce sera un élément important de notre programme. Mais on soumet aussi d’autres idées à l’arrondissement pour différents projets, dont l’enlèvement des graffitis. On aimerait aussi s’occuper d’aménager la piste cyclable, qui passe tout juste à côté de nos bureaux. Il faut enrichir nos projets et c’est ce que nous ferons ».
Il semble que les Pousses urbaines n’ont donc pas fini de grandir!
-Pour connaitre les Pousses Urbaines: www.poussesurbaines.org.