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Une clinique médicale 2.0 à Angus

Beauchemin Philippe - TC Media
La nouvelle clinique médicale du technopole Angus se veut résolument tournée vers le numérique. Exit le papier pour les dossiers des patients, alors que les médecins ont plutôt en mains des tablettes électroniques, où ils peuvent consulter les antécédents médicaux des malades. Et bientôt, une salle d’attente virtuelle verra le jour sur le site de la clinique, permettant ainsi d’attendre son tour dans le confort de sa maison.

À cela s’ajouteront d’autres solutions Web, telles que : la possibilité pour tous les départements de la clinique (physiothérapie, radiologie, laboratoire, pharmacie, médecine spécialisée, chirurgie, vaccination) de consulter les dossiers patients en temps réel; la mise en place de rappels automatisés pour les rendez-vous; la possibilité pour les médecins de consulter des dossiers même en dehors de la clinique, de modifier leur horaire, de rendre des plages disponibles pour voir de nouveaux patients; la possibilité pour les patients de prendre des rendez-vous et de connaitre le temps d’attente et l’horaire des médecins avant d’arriver sur place.

« On est tournée vers le numérique pour offrir nos services, laisse savoir le médecin François Loubert, membre du Groupe de Médecine de Famille (GMF) sur place. Par exemple, on va mettre en place une salle d’attente virtuelle pour les gens qui doivent venir au sans rendez-vous. Ils n’auront qu’à s’inscrire la veille et devront se déplacer qu’au dernier moment. Ce sera avantageux pour tout le monde; le patient évitera d’attendre des heures dans une salle bondée et le personnel n’aura pas le stress de voir tous ces malades sur place. On y gagnera tous. »

L’arrivée de cette clinique au 4101 Molson vient « boucher un trou » dans l’offre des services médicaux du secteur Angus, explique le docteur. « Il y a dans le technopole un CLSC, les bureaux du CSSS Lucille-Teasdale, des laboratoires de recherche du CHUM et le centre de répit pour enfant en phase terminale Le Phare. On y retrouve aussi 2000 travailleurs par jour. Pourtant, il n’y avait pas de clinique santé, ni de GMF. Il fallait combler ce manque, parce qu’en plus de tous ces travailleurs, il y a ici beaucoup de résidants, de jeunes familles principalement. »

La proximité du CLSC et du CSSS favorisera un partage des ressources et entraînera une économie de coût au système de santé, juge le docteur Loubert. Ce dernier laisse entendre que des corridors de services seront créés entre la clinique et le bâtiment qui regroupe les deux entités. « Physiquement, on est tellement proche. Il faut en profiter. On a déjà de bons liens avec les responsables du CSSS et notre collaboration va aller en s’accroissant, afin d’avoir des services complémentaires entre nous et eux et en faire profiter la population. »

L’objectif de la clinique médicale Angus est d’inscrire 9000 patients au cours des cinq prochaines années. Une vingtaine de médecins y travaillent déjà et d’autres pourraient s’ajouter dans les prochains mois.

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