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Une coop aux Lofts Iberville?

Beauchemin Philippe - TC Media
Les récentes inspections dans les lofts Iberville, l’état des lieux et l’insalubrité déclarée de certains locaux pousseront peut-être le propriétaire du 5455 D’Iberville, Sam Fattal, à vendre son bâtiment. Si c’est le cas, le Comité Logement Rosemont entend bien être des discussions, alors que l’organisme souhaite convertir l’endroit en une coopérative d’habitation. Avec l’aide des locataires toujours en place.

Devant les marches de l’adresse visitée par les policiers, pompiers et autres agents provenant de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie, la coordonnatrice du Comité Logement Rosemont, Martine Poitras, rappelle que des locataires de ce bloc commercial ont déjà, par le passé, voulu voir l’endroit devenir une coopérative sociale.

« On nous a approchés il y a quelques années, se souvient-elle. Les tensions avec le propriétaire, l’état des lieux, tout ça, ça ne date pas d’hier; des locataires souhaitaient transformer l’immeuble en coopérative d’habitation. On trouvait cela intéressant de socialiser des immeubles en mauvais état, puisque ça fait partie de notre mandat. »

Martine Poitras a donc, à plusieurs reprises, tenté de rejoindre Sam Fattal pour lui parler de cette possibilité, pour voir s’il serait intéressé de vendre un de ses immeubles. Elle n’a jamais eu de retour d’appel de sa part.

« Mais maintenant, avec tout ce qui se passe, je pense qu’on pourra lui parler de notre idée. En tout cas, certains locataires qui voulaient socialiser l’endroit il y a de ça quelques années, sont toujours là, ce qui pourrait nous aider. »

Relance de l’idée

Des informations et des discussions avec des locataires du 5455 D’Iberville laissent croire que d’importants problèmes d’insalubrité et de sécurité ont été dénotés par les inspecteurs lors de leur visite du 14 mars.

De nombreux constats d’infraction et des demandes de modifications majeures de l’immeuble pourraient atterrir sur le bureau de Sam Fattal dans les prochains mois. Le Comité Logement Rosemont espère alors que le propriétaire, s’il fait le choix de se départir de son bloc plutôt que de faire les modifications demandées, pense à l’organisme.

« Dans le cadre de l’opération actuelle, évidemment on va relancer l’invitation au propriétaire pour socialiser un des trois immeubles. On ne sait pas le prix qu’il demandera, mais on peut dire sans trop se tromper que c’est le terrain qui a de la valeur, pas le bâtiment. Si ça devait se réaliser, et on parle d’un dossier qui durera des années avant de connaître son dénouement, ce serait une belle réussite pour nous », dit la coordonnatrice.

À Montréal, très peu de bâtiments abritant des lofts d’artistes ou des locaux commerciaux de grande surface ont été convertis en coopérative d’habitation, admet Mme Poitras. Les modèles de référence sont donc pratiquement inexistants, rendant le montage financier d’un tel projet encore plus difficile.

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