Un marché immobilier en effervescence dans La Petite-Patrie
« À Montréal, les propriétés enregistrées sur l’île sont, dans l’ensemble, mieux vendues que sur les couronnes nord et sud de la ville. Toutefois, le marché de la copropriété dans La Petite Patrie bat son plein », commente le directeur principal, Royal LePage, pour la région du Québec, Dominic St-Pierre.
Il explique que les ventes ont accru de 10,8 % au cours du troisième trimestre de 2014, par rapport à la même période l’an dernier.
Jimmy Vittoria, courtier immobilier depuis 10 ans, œuvrant dans divers secteurs de la région métropolitaine, dont celui de La Petite-Patrie, confirme que tout va bien dans le quartier, selon lui.
« Cette année est l’une de mes meilleures années », s’exclame M. Vittoria.
Multiplication des propriétés
Selon les intervenants, les nouvelles constructions en particulier dans l’arrondissement pourraient expliquer sa position avantageuse par rapport aux autres.
Les nouvelles constructions de condominiums ont possiblement eu pour effet de dynamiser le secteur et d’attirer davantage de jeunes professionnels qui souhaitent être près des grandes artères.
« Cette tendance pourrait être attribuée au fait que La Petite-Patrie constitue un quartier de plus en plus prisé, juxtaposé à des arrondissements tels que le Plateau-Mont-Royal, dans lequel le prix de l’immobilier est plus élevé, vu la demande », ajoute M. St-Pierre
Statistiques rassurantes
Selon les données, les copropriétés se sont vendues environ deux jours plus rapidement cette année, soit 86 jours en moyenne.
Paul Cardinal, directeur, analyse du marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec affirme que le secteur reste l’un des rares quartiers où les vendeurs sont encore en position de force lors des négociations, en particulier pour les «plex».
« En conséquence, les délais de vente moyens sont parmi les plus courts sur l’île de Montréal » continue-t-il.
Situation financière des résidents
M. Vittoria constate que depuis quelques années, les banques sont devenues très exigeantes en ce qui a trait à leurs politiques de demande de prêts hypothécaires. Elles ont resserré les roues. Auparavant, les gens pouvaient se procurer une maison sans mise de fonds. Aujourd’hui. C’est impossible. Avec les nouvelles normes il faut un minimum de 5 % de mise de fonds et le taux de refinancement est passé de 90 % à 80 %.
« Malgré tout, la situation financière de la majorité des résidents est quand même bonne, ce qui a un impact positif sur le marché. »
Cependant, il croit que les banques devraient être plus flexibles envers les jeunes acheteurs qui sont potentiellement de futurs acquéreurs, pour assurer la vitalité du marché.
L’étude se penche plus sur le marché de la copropriété et ne tient pas compte des autres types de propriétés pour ce secteur, parce que l’échantillon pour ces quartiers n’est pas suffisamment grand pour fournir des données réalistes à long terme. (Royal LePage).