Rosemont
10:20 22 janvier 2015 | mise à jour le: 22 janvier 2015 à 10:21 temps de lecture: 2 minutes

Recyclage au marché Jean-Talon: des commerçants plus sollicités

Recyclage au marché Jean-Talon: des commerçants plus sollicités
Photo: Stéphanie Maunay/TC Media

D’ici l’été prochain, les commerçants membres du marché Jean-Talon devront mettre davantage la main à la pâte.

Il leur faudra désormais porter eux-mêmes leurs matières résiduelles et les recycler dans les compacteurs qui seront installés dans la nouvelle salle de gestion des matières résiduelles.

«C’est un changement. Il va falloir éduquer les consciences. On ne sait pas si cela va fonctionner et combien de temps cela prendra», confie Lysanne David, chargée de communications à la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM).

Mme David souligne tout de même que les commerçants sont très «sensibles à l’écologie» et qu’ils sont entrés dans la démarche depuis longtemps.

Un point que confirme Roxane Poirier, gérante depuis deux ans de la boucherie-charcuterie Nordest Marché Gourmand. «On recycle tout le temps, c’est très important. On a à peu près cinq boîtes de carton chaque semaine. Celles qui ne sont pas souillées retournent à notre entrepôt pour être réutilisées. Le reste, je l’entrepose dans les bennes qui sont mises à disposition ici», explique-t-elle.

Rendre les commerçants autonomes
En demandant aux marchands de recycler eux-mêmes leurs déchets, la corporation diminuera le nombre d’employés dédié à cette tâche. Actuellement, deux employés s’acquittent de cette tâche la semaine et quatre la fin de semaine.

Questionnée sur la nouvelle formule, Mme Poirier reste sceptique. «Je ne suis pas au courant de ce qui va être fait, mais cela pourrait compliquer les choses s’il faut aller porter nos cartons à l’autre bout du bâtiment. C’est toujours possible, mais ça risque d’être plus difficile. Il faudra s’arranger avec le voisin pour surveiller la boutique. Comme je suis seule ici, je ne peux pas m’absenter facilement», confie-t-elle.

Pour autant, elle souhaite continuer à agir en ce sens et même faire plus. «Il serait bien d’avoir de quoi recycler le verre et le reste», espère Mme Poirier.