Montréal

Dépôts sauvages: le Technoparc maintenant nettoyé

Dépôts sauvages: le Technoparc maintenant nettoyé
Photo: Nouvelles Saint-Laurent News – Laurent LavoieL’année 2019 était jusqu’à présent une des pires en matière de déversements illégaux au Technoparc.

On comptait près d’une quarantaine de dépôts sauvages en mai sur le site de Technoparc Montréal et dans ses environs. Depuis, des mesures ont été prises pour contrer la problématique. 

Jim Harris espérait rendre compte de l’ampleur de la problématique en créant une telle carte.

Il y a quelques mois, Jim Harris, qui se donne souvent à l’observation des nombreux oiseaux au Technoparc en eut assez. Il avait recensé pas moins de 37 tas de déchets illégaux qu’il avait ciblés sur une carte. Des blocs de béton, du bois et de la terre formaient les décombres.

Après les vérifications de l’arrondissement de Saint-Laurent, 13 d’entre eux appartenaient à la Ville.

Les déchets se trouvant sur les terrains privés ont aussi tous été ramassés. «Ils ont nettoyé presque tout ce que j’ai ciblé, indique Jim Harris. Ce qu’ils ont fait est très bien.»

Les fautifs ne sont pas identifiés à ce jour. «Malheureusement, aucune preuve suffisante n’a pu être trouvée dans les tas de terre», souligne le chargé de communication de l’arrondissement, Marc-Olivier Fritsch.

Réactions 

À la suite des appels de Nouvelles Saint-Laurent News, six missives avaient été envoyées aux propriétaires des terrains où se trouvaient les dépôts sauvages, les sommant de les prendre en charge.

Si des mesures de surveillance sont toujours à l’étude, sept nouveaux panneaux prévenant tout déversement ont été ajoutés aux entrées du Technoparc.

Des blocs de béton ont aussi été installés pour limiter l’accès à certains secteurs. «Il reste toujours plusieurs endroits où il est possible de déverser les déchets, mais l’arrondissement a bloqué tout ce qu’il pouvait», soutient M. Harris.

Technoparc Montréal a dû soumissionner au courant de l’été pour des contrats de nettoyage. La facture est montée à 6000$. «On est un organisme à but non lucratif, donc c’est sûr que ça a fait mal financièrement», dit le directeur des communications, Carl Baillargeon. Il ajoute qu’un travail de sensibilisation est toujours à faire.   

Aucun nouveau dépôt n’a été signalé dans les derniers mois et aucune nouvelle plainte reçue, selon l’administration locale.

Des amendes variant entre 200$ et 2000$ peuvent être soumises aux contrevenants. Elles peuvent atteindre 4000$ en cas de récidive.

 

Précision: dans une version précédente de ce texte, Technoparc Montréal disait avoir payé dans les «six chiffres» pour nettoyer ses terrains. Il s’agit d’une erreur de l’organisme. En fait, Technoparc Montréal dit avoir payé plutôt 6000$.