Montréal
17:32 6 octobre 2020 | mise à jour le: 6 octobre 2020 à 18:19 temps de lecture: 3 minutes

Le Conseil SAM veut donner de la visibilité aux initiatives communautaires

Le Conseil SAM veut donner de la visibilité aux initiatives communautaires
Photo: Gracieuseté - Conseil SAMLaurence Fauteux, DG du Grand Potager; Rotem Ayalon, membre du Conseil SAM; Richard D. Daneau, DG de Moisson Montréal; Marie-Andrée Mauger, conseillère d’arrondissement de Verdun

Alors que la pandémie a forcé plusieurs citoyens à trouver de nouveaux moyens de se nourrir, le Conseil du système alimentaire montréalais (SAM) présente près d’une centaine d’initiatives pour favoriser l’accès à la nourriture saine et diversifiée.

Cela permettra de publiciser des projets méconnus à l’échelle montréalaise. «Un des enjeux du communautaire, c’est qu’il y a beaucoup de très belles activités qui sont portées à gauche et à droite, mais il n’y a pas de grande visibilité sur l’ensemble de ces actions-là», fait savoir le porte-parole Richard D. Daneau.

Les pertes en gaspillage alimentaire seraient évaluées à 3 G$ par années, selon des études de la Ville de Montréal. M. Daneau estime que les initiatives communautaires peuvent aider à lutter contre ce phénomène.

«Chez les gens qui regardent la situation alimentaire à Montréal, […] tout le monde est un peu préoccupé et voit les synapses et les choses perfectibles dans le grand système», dit celui qui est aussi directeur général de Moisson Montréal. L’organisme a d’ailleurs remis 15 M$ de plus que l’année dernière en denrées alimentaires dans les six derniers mois.

«En cette période où il faut assurer la résilience à long terme de tout le système alimentaire montréalais, la mobilisation menée par le Conseil SAM est plus nécessaire que jamais.» -Valérie Plante

Faire sa part

Le réseau de partenaires du Conseil SAM a dévoilé le 1er octobre son Plan d’action intégré 2020-2022, dont certains des 92 projets sont déjà en cours.

La réduction de l’insécurité alimentaire ainsi que limiter l’empreinte écologique dans la fabrication et la transformation des produits font partie des axes qui ont déterminé les choix.

«Le fait que les [partenaires] prennent de leur temps précieux pour participer à ça, s’investir, aligner leur projet respectif sous le grand chapeau du plan intégré, ça reflète la volonté de faire œuvre utile et de ne pas dédoubler les services et d’avoir beaucoup d’impact», soutient M. Daneau.

Par exemple, la coopérative Les Serres du Dos Blanc, en collaboration avec le cégep de Saint-Laurent et l’arrondissement, compte construire quatre serres jumelées chauffées qui produiront annuellement des fruits et légumes pour lutter contre les déserts alimentaires.

À Verdun, le Centre du Grand Potager espère donner un coup de pouce aux plus petites entreprises. Les producteurs horticoles profiteront d’une serre de 186 m², permettant d’offrir 100 000 plants de légumes à des citoyens. Un espace de vente sera aussi accessible via le centre de jardin de Semis Urbains, spécialisé dans l’agriculture urbaine.

L’élaboration du Plan du Conseil SAM n’a pas été teintée par l’actuelle crise sanitaire, indique M. Daneau. Après la création du regroupement en 2018, le plan a émergé de consultations publiques.

200

Le Conseil SAM compte est un réseau régional de plus de 200 partenaires en alimentation.

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