L'arrondissement injecte 340 000$ pour une meilleure gestion des matières résiduelles
Lors de la séance du conseil du 2 avril, les élus de l’arrondissement du Sud-Ouest ont adopté les budgets pour la mise en œuvre des mesures annoncées en mars concernant la collecte des déchets putrescibles. Rappelons que l’administration du maire Benoit Dorais a notamment décidé de mener dès ce printemps un projet pilote de collecte des résidus alimentaires.
«C’est un pas de plus pour une meilleure gestion des matières résiduelles», a commenté M. Dorais, confiant que les mesures constitueront une réponse adéquate aux inconvénients subis par des citoyens depuis l’instauration, il y a un an, de la collecte unique de déchets. «Il y a eu plusieurs irritants, on le sait», a-t-il dit, soulignant que les odeurs étaient l’un des irritants majeurs.
L’arrondissement prévoit donc investir 340 000$ pour la mise en œuvre du projet pilote de collecte de résidus alimentaires, l’implantation de sites de dépôt volontaire de matières putrescibles et les campagnes de sensibilisation et de communication pour appuyer ces mesures. Un contrat de 52 428,60$ sera octroyé pour la fourniture de bacs de récupération. On accordera aussi un contrat de 35 501$ à Nature-Action Québec pour le développement d’un plan de sensibilisation, l’implantation du projet pilote de la collecte de résidus alimentaires et l’étude sur la mise en place de sites de dépôt volontaire.
L’arrondissement s’engage sur cette voie avec confiance, a expliqué Benoit Dorais, puisque la Ville de Montréal et l’agglomération ont décidé d’aller de l’avant avec la création de sites de compostage et de biométhanisation. Cela est d’autant plus important d’emprunter cette direction, a-t-il rappelé, que l’enfouissement des matières organiques sera interdit au Québec à compter de 2020.
L’arrondissement commencera par distribuer 3000 bacs bruns pour la récupération de déchets alimentaires dans des foyers du district de Saint-Paul–Émard. Cette collecte sera étendue graduellement. «Il est important de le faire en phase pour s’améliorer chaque fois», a indiqué Benoit Dorais. Mais en attendant la collecte de porte à porte, les citoyens des autres quartiers qui voudront participer de manière volontaire pourront le faire en déposant leurs déchets dans des centres de dépôt qui seront situés dans des parcs, a précisé le maire.
La conseillère Sophie Thiébaut, qui a dit «appuyer complètement ce type de mesures», a insisté sur «l’importance de l’adhésion de la population». Le succès repose en effet sur la participation des citoyens.
Comme elle l’avait fait en mars, elle a toutefois plaidé pour la tenue d’une seconde collecte de déchets l’été en attendant que la collecte brune soit implantée dans l’ensemble du territoire. «Plusieurs personnes demandent une deuxième collecte durant l’été. C’est un choix qu’on écarte d’emblée», a expliqué Benoit Dorais. «On a fait différentes analyses. Ce qu’on choisit plutôt, c’est de se responsabiliser comme citoyens», a-t-il dit. «On doit gérer notre sac de déchets», a insisté le maire. Et à son avis, «ce n’est pas avec une collecte l’été qu’on va se responsabiliser».
Mme Thiébaut a également exprimé des préoccupations quant aux sites de dépôt volontaire. Elle a dit craindre que les bacs se transforment en vastes poubelles dans lesquelles les citoyens déposeront toutes sortes de déchets, ce qui rendra problématique le compostage des matières putrescibles.