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Piscines publiques : on laisse son téléphone cellulaire au vestiaire

Vérifier son compte Twitter et sa page Facebook aux deux minutes sur son téléphone cellulaire, relever ses courriels et jeter un œil à sa messagerie texte à la même fréquence: pour plusieurs, c’est devenu un réflexe, un besoin pressant. Mais les baigneurs sont invités à prendre bonne note que lorsqu’ils fréquentent les piscines publiques de l’arrondissement du Sud-Ouest, ils doivent laisser leur appareil au vestiaire.

La raison: la capacité qu’ont aujourd’hui à peu près tous les téléphones mobiles à prendre des photos.

Dans sa chronique intitulée Cybermalade… portant sur la cyberdépendance publiée le 19 juillet dernier dans La Voix Pop, Toula Foscolos relate comment elle a été interpellée à la piscine Sir Georges-Étienne-Cartier, dans le quartier Saint-Henri, par un surveillant qui lui a demandé de fermer son téléphone, en lui précisant que tout instrument muni d’une caméra était interdit à la piscine.

Cette politique remonte déjà à quelques années, explique Denise Paré, chargée de communication à l’arrondissement du Sud-Ouest. La décision d’ajouter cette interdiction aux règles auxquelles les baigneurs doivent se soumettre a été prise par la table des responsables aquatiques de la Ville de Montréal. À l’ère où les téléphones permettent de prendre des photos, de tourner des vidéos et de les mettre rapidement sur internet, l’objectif est essentiellement de protéger l’image des enfants, indique Denise Paré.

D’autre part, il est intéressant de souligner que si la Société de sauvetage interdit pour des raisons de sécurité aux surveillants-sauveteurs d’utiliser un appareil électronique personnel quand ils sont en poste (téléphone, ordinateur portable, iPad, lecteur Mp3, etc.), l’organisme qui œuvre à la prévention des noyades y va d’une pareille recommandation à l’endroit de toute personne qui a la responsabilité de surveiller un jeune enfant dans une piscine publique – parents, grands frères, grandes sœurs, moniteurs de camp de jour, etc. –, mentionne Sarah Langis, porte-parole de la Société de sauvetage.

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