Vaudreuil-Soulanges

Des demandes à la MRC

Photo: Olivier Boivin

Le mouvement d’action régional en environnement (MARE), qui regroupe plusieurs résidents engagés de la région, demande à la Municipalité régionale de comté (MRC) d’adopter des stratégies responsables et durables pour l’aménagement du territoire.

Le regroupement a fait part de trois demandes aux élus régionaux le 24 mai dernier. Il était appuyé d’une dizaine d’autres groupes citoyens, tels que Pincourt Vert, le regroupement en faveur de la protection du boisé de Vaudreuil-sur-le-Lac, le regroupement pour la protection de Sandy Beach, Nature Hudson et les Citoyens pour la protection du mont Rigaud.

Ils souhaitent que la MRC caractérise ses milieux naturels afin d’établir une stratégie de conservation efficace, qu’une cible de conservation soit chiffrée à 17% du territoire et qu’un plan de reboisement soit établi pour augmenter le couvert forestier à 50%.

Le MARE indique par communiqué que la MRC leur a répondu par courriel et qu’elle compte approfondir ses connaissances des milieux naturels. Ainsi, des documents de planification régionaux permettront une meilleure protection.

Cependant, le groupe aimerait obtenir des engagements plus concrets. «On veut que les municipalités aient une vision plus claire et affirmée de la protection des milieux naturels, explique le membre du regroupement, David Pharand. C’est pourquoi on s’adresse à la région pour que ce soit mieux coordonné.»

Regroupement
Le mouvement d’action régional en environnement a été créé afin de réunir les résidents des différentes municipalités de la région qui s’impliquent au niveau de l’environnement pour qu’ils puissent collaborer.
Les membres se rencontrent deux fois par mois pour discuter des différents enjeux qui concernent la région. Ils offrent également leur support aux différentes initiatives qui voient le jour dans Vaudreuil-Soulanges.

C’est la raison pour laquelle le MARE a décidé de relancer la municipalité régionale de comté afin d’attirer son attention pendant la révision du schéma d’aménagement. «C’est un document important qui a un potentiel pour développer une véritable vision», continue-t-il.

Voix commune

Le groupe s’est associé aux autres regroupements locaux en environnement avec qui il collabore sur plusieurs dossiers afin de s’adresser à la MRC d’une seule et même voix.

«Ça aurait été compliqué d’aller voir chaque municipalité individuellement , avance M. Pharand. En plus, certaines d’entre elles n’ont pas les moyens d’agir.»

Certains groupes signataires viennent même de l’extérieur de la région, soit de Salaberry-de-Valleyfield, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Laval. «Cela démontre que les régions avoisinantes se préoccupent aussi de ce qui se passe ici», estime le porte-parole.

Après avoir relancé la MRC, le regroupement pense continuer à faire pression en participant aux consultations publiques et en développant de nouvelles stratégies pour faire valoir leurs revendications.

En réponse à notre demande d’entrevue, la MRC répond par courriel qu’elle compte, dès cet automne, travailler sur trois chantiers en matière d’environnement, soit le plan régional des milieux humides et hydriques et la révision des politiques de l’arbre et des boisés ainsi que celle de l’eau.

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