Une résidence intermédiaire pour les aînés dans Parc-Extension
Construite sur sept étages, la résidence comprendra 16 chambres privées avec salle de bains par étage, et des aires communes. Elle sera destinée aux personnes ne pouvant vivre chez elles, mais nécessitant moins de trois heures de soins par jour. Il s’agira, par exemple, d’aînés se déplaçant avec une marchette ou souffrant de problèmes cognitifs. Pour être admissibles dans cette résidence, deux critères jouent : le niveau d’incapacité de la personne et le choix du patient.
La résidence pourrait être remplie rapidement puisque déjà 110 personnes sont inscrites sur la liste d’attente du CSSS de la Montagne. Celui-ci dessert les quartiers de Parc- Extension, Côte-des-Neiges, le district Peter-Mcgill de l’arrondissement Ville-Marie, l’arrondissement Outremont, une partie de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal et les villes de Mont-Royal et Westmount. À ce jour, une seule résidence, d’une capacité de 20 personnes et située à Côte-des-Neiges, se trouve sur le territoire du CSSS.
Toutes ne seront donc pas originaires du quartier, mais la majorité serait anglophone, selon Françoise Mc Donald, coordonnatrice du programme pour les personnes âgées du secteur Parc-Extension.
« De manière paradoxale, les aînés de Parc-Extension ne veulent pas être hébergés. Pour certaines cultures les aînés restent à la maison », explique-t-elle.
Pour le maire de l’arrondissement, Anie Samson, le projet est une opportunité pour les résidents de rester proches de leurs parents.
« On se rend compte que dans Parc-Extension les personnes âgées demeurent avec leurs enfants. En vieillissant, elles ont le problème de la langue et de la culture « Tu ne places pas tes parents » et cela devient des problèmes de cas lourds. Leurs enfants ne placeront pas leurs parents dans des endroits qu’ils ne connaissent pas. Ce projet permet aux personnes de Parc-Extension de placer leurs parents. »
Partenariat public privé
Comme le veut la règle, la résidence intermédiaire est construite en partenariat public privé. C’est le promoteur développement Bonneville qui investit dans les lieux à hauteur de 20 M$. Ce dernier est responsable de la construction de la bâtisse, de l’embauche des préposés, et de l’ensemble des services liés au gîte et couverts (repas, buanderie, entretien des lieux…) De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux subventionne la résidence à hauteur de 5,5 M$ par année. Ce sont trois infirmières, une travailleuse sociale, une ergothérapeute, un chef d’équipe et un agent administratif qui seront embauchés. Les services d’une nutritionniste et d’une physiothérapeute seront aussi disponibles au besoin. Le CSSS devrait recruter une main-d’œuvre locale.