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Le Pakistan est le pire pays pour les nouveau-nés

Photo: Getty Images/Purestock

ISLAMABAD — Le Pakistan est le pays le plus dangereux pour les nouveau-nés, prévient un rapport dévoilé mardi par l’agence onusienne des enfants.

L’Unicef précise que pour chaque 1000 enfants qui naissent au Pakistan, 46 meurent à la naissance.

Les bébés nés au Japon, en Islande et à Singapour jouissent des meilleures possibilités de survie, alors que les nouveau-nés du Pakistan, de la République centrafricaine et de l’Afghanistan courent le plus de risques de ne pas survivre, précise l’agence.

Le document révèle que l’Asie et l’Afrique subsaharienne sont les pires régions de la planète où venir au monde. Sa publication s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle campagne de l’Unicef pour abaisser la mortalité néonatale.

À l’échelle mondiale, dans les pays à faible revenu, la mortalité moyenne chez les nouveau-nés est de 27 décès pour 1000 naissances, mentionne le rapport.

Dans les pays à revenu élevé, ce taux est de 3 décès pour 1000 naissances. Les bébés qui naissent dans les endroits où il est moins sécuritaire d’accoucher courent 50 fois plus de risques de mourir que ceux qui naissent dans les lieux plus sûrs.

«Depuis 25 ans, nous avons réduit de plus de moitié le nombre de décès parmi les enfants âgés de moins de cinq ans, mais nous n’avons pas fait les mêmes progrès pour enrayer la mortalité chez les enfants âgés de moins d’un mois. Puisque la majorité de ces décès sont évitables, nous manquons clairement à nos responsabilités auprès des bébés les plus démunis du monde», a déclaré par voie de communiqué la directrice générale de l’Unicef, Henrietta H. Fore.

Plus de 80 pour cent des décès de nouveau-nés sont attribuables à la prématurité, à des complications à la naissance ou à des infections comme la pneumonie et la septicémie, estime le rapport.

«Chaque année, 2,6 millions de nouveau-nés dans le monde ne survivent pas au-delà de leur premier mois. Un million d’entre eux meurent le jour même de leur naissance. Nous savons que nous pouvons sauver la grande majorité de ces bébés grâce à des solutions de soins abordables et de qualité pour chaque mère et chaque enfant», dit Mme Fore.

L’Unicef explique que ces décès pourraient être évités grâce à des sages-femmes adéquatement formées et à des solutions comme l’accès à l’eau potable, à des désinfectants, à l’allaitement dans l’heure suivant la naissance, au peau à peau et à une bonne alimentation.

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