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Patronat et syndicats veulent un sursaut face à l’«urgence nationale» du Brexit

Patronat et syndicats veulent un sursaut face à l’«urgence nationale» du Brexit
Photo: Matt Dunham

Le patronat et les syndicats britanniques ont supplié jeudi la première ministre Theresa May de changer d’approche sur le Brexit, alertant sur une situation d’«urgence nationale» à huit jours de la date théorique de sortie de l’Union européenne (UE).

L’organisation patronale CBI et la confédération syndicale TUC demandent dans une lettre commune à être reçus au plus vite par la dirigeante conservatrice et exigent un «plan B» pour éviter de choisir entre l’accord de Theresa May, dont le Parlement britannique n’a pas voulu jusqu’à présent, et un Brexit sans accord.

«Notre pays fait face à une urgence nationale. Les décisions des derniers jours ont augmenté le risque d’une absence d’accord», selon la lettre.

Dans ce cas de figure, «le choc sur l’économie se ferait sentir pour les générations à venir», préviennent patronat et syndicats.

Cette lettre écrite par la secrétaire générale du TUC Frances O’Grady et par la directrice générale du CBI Carolyn Fairbain est dévoilée au moment où s’ouvre à Bruxelles un sommet européen qui doit examiner la demande du report du Brexit déposée par le gouvernement britannique.

L’UE a conditionné la validation d’un court report au vote par le Parlement britannique de l’accord porté par Theresa May, que les députés ont déjà rejeté à deux reprises.

Le CBI et la TUC, qui représentent des dizaines de milliers d’entreprises et des millions de travailleurs, préviennent que le pays n’est pas prêt pour le scénario d’un Brexit sans accord.

C’est la raison pour laquelle ils demandent au gouvernement de trouver un plan B qui puisse protéger les travailleurs et l’économie, préserver l’ouverture de la frontière irlandaise, convaincre une majorité de parlementaires et être accepté par l’UE.

«Nous ne soulignerons jamais assez la gravité de la crise pour les entreprises et les travailleurs. Nous voulons vous rencontrer au plus vite pour parler de nos inquiétudes et entendre votre réponse», écrivent le CBI et la TUC à Theresa May.

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