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11:13 5 mars 2020 | mise à jour le: 5 mars 2020 à 12:26 temps de lecture: 3 minutes

Primaire démocrate: Elizabeth Warren abandonne à son tour

Primaire démocrate: Elizabeth Warren abandonne à son tour
Photo: Matthew Hatcher/Echoes Wire/Barcroft Media via Getty ImageElizabeth Warren

La sénatrice Elizabeth Warren a annoncé jeudi à son équipe de campagne qu’elle abandonnait la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine, sans indiquer si elle avait décidé de soutenir un autre candidat.

À 70 ans, la progressiste avait grimpé jusqu’au sommet des sondages à l’automne avant de retomber.

Elle n’a pas remporté une seule de la vingtaine de primaires démocrates organisées à ce jour, essuyant des défaites particulièrement humiliantes dans l’État du Massachusetts qu’elle représente au Sénat et dans celui où elle a grandi, l’Oklahoma.

«Dans cette campagne, nous avons été prêts à nous battre», a-t-elle déclaré à son équipe de campagne, selon un texte communiqué à l’AFP.

«Et je peux citer un milliardaire qui a été empêché d’acheter cette élection», a-t-elle déclaré, en référence à ses attaques remarquées lors d’un débat télévisé à l’encontre de l’ex-maire de New York Michael Bloomberg.

«Le combat va peut-être prendre une nouvelle forme aujourd’hui, mais je ferai partie de ce combat, et je vous veux dans ce combat avec moi», a-t-elle déclaré.

Elizabeth Warren doit s’exprimer devant la presse à la mi-journée jeudi, depuis le Massachusetts.

La question est désormais de savoir si elle apportera ou non son soutien à l’un des deux candidats restants en mesure de remporter l’investiture: Bernie Sanders, avec lequel elle partage beaucoup d’idées marquées très à gauche, ou l’ex-président modéré Joe Biden, qui a récupéré sa position de favori ces derniers jours.

Le soutien de cette ancienne professeure en droit, pourfendeuse de Wall Street, qui dispose d’un grand réseau de volontaires et partisans très motivés, est en effet très courtisé.

Elle était la dernière femme figurant parmi les candidats favoris dans les primaires démocrates, dans une course qui avait pourtant débuté avec une diversité record chez les candidats.

Elizabeth Warren avait été la première des grands candidats à entrer dans la course à la Maison-Blanche, dès décembre 2018.

Combative, très disciplinée dans sa campagne, elle se targuait d’avoir «un projet» pour toutes les grandes questions et espérait pouvoir rassembler les ailes gauche et plus centriste du parti.

Ancienne électrice républicaine, née de parents modestes, Elizabeth Warren a été visée sans relâche par les piques de républicains, Donald Trump en tête, sur les origines amérindiennes qu’elle a longtemps revendiquées et qui se sont révélées être en fait très diluées.

Le président républicain a d’ailleurs commenté rapidement son départ en employant de nouveau l’un des sobriquets qu’il aime distribuer.

«Elizabeth « Pocahontas » Warren, qui n’allait nulle part (…), vient juste de quitter la primaire démocrate… trois jours trop tard», a-t-il tweeté en affirmant qu’elle avait empêché ainsi Bernie Sanders de remporter plusieurs États.

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