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Antarctique: arrivée en terre inconnue

Photo: XP Antarctik

Trente jours en autonomie complète dans une région jamais explorée du globe: Métro suit les aventuriers montréalais d’XP Antarctik tout au long de leur épopée.

Les montagnes du continent blanc pointent à l’horizon. À bord du Spirit of Sydney règne un mélange d’excitation et de sérénité. Les membres de l’expédition, partis deux semaines plus tôt de Montréal, s’apprêtent à toucher enfin une terre longuement convoitée. Les quelques obstacles rencontrés en chemin relèvent sans doute de l’anecdote comparés à ce qui attend maintenant l’équipe.

Première mission sur la terre ferme: cacher de la nourriture et du matériel de secours proche de l’endroit où le bateau récupèrera l’équipe dans quelques semaines. On en profite pour relever les coordonnées GPS exactes. Le voilier se dirige ensuite vers le point de départ, où il faut presque trois heures à l’équipe pour débarquer son matériel. La température est douce, autour de zéro. On en profite pour vérifier l’équipement une dernière fois. Avec rigueur: il en va de leur survie quand ils progresseront vers des sommets jamais atteints, dans des conditions météorologiques certainement plus éprouvantes. Les six membres ont amorcé l’expédition par une première journée de huit heures de marche. Après la traversée d’un plateau, c’est une chaîne de montagnes inexplorée qui les attend.

Une semaine auparavant, le Spirit of Sydney levait les voiles en direction de la péninsule Antarctique, accompagné par un banc de dauphins. Le redouté passage Drake s’était montré clément. Le vent et des vagues de 3 à 4 mètres secouaient le bateau, mais il a été épargné par les légendaires tempêtes du passage réputé pour être le plus tumultueux de la planète. L’équipage, malade pour la plupart d’entre eux, se remémorait alors les mots de Mylène Paquette, qui soutient le projet. Sa traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire lui a appris de précieuses leçons, dont la règle des 3F. Faim, froid et fatigue sont à proscrire. Les premiers jours nauséeux s’estompent finalement, sans avoir ébranlé le moral de l’équipe. À bord, on veille à tour de rôle pour faire avancer le voilier, cuisiner et guetter les icebergs. Au sortir du passage Drake, c’est un banc de baleines à bosses qui accueille l’expédition.

Avant de prendre le large, l’équipe a passé une semaine à peaufiner les préparatifs depuis Ushuaia. Rencontre avec les deux capitaines du voilier, et chasse aux 45 litres de combustible nécessaires à leur survie lors de l’expédition. Il est notoire, pour les aventuriers qui passent par cette région, que se procurer du combustible relève du défi. Face à la pénurie, on teste sans succès la vodka et le diluant pour peinture. C’est finalement un mécanicien de l’aéroport qui les met sur la piste du carburant pour avions et hélicoptères.

Rodée aux imprévus de toute sorte, l’équipe déjoue les obstacles sans peine. Au départ de Montréal, c’est avec les douanes qu’il a fallu négocier pour passer les 250 kg de matériel. Dont des bagages à main pesant dans les 35 kg. Les compagnies aériennes limitent la taille des bagages en cabine, pas le poids. Elles partent du principe que les passagers doivent pouvoir porter leurs sacs. Pour les aventuriers entraînés depuis des mois en prévision de l’expédition, 35 kg sur le dos, c’est de la routine.

Prochain rendez-vous: le 3 mars!

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