Soutenez

Pourquoi j’irais voir un.e sexologue

Anxiété de performance et sexe
La sexologue Myriam Daguzan Bernier vulgarise certaines questions sexuelles avec «La tête dans le cul». Photo: Métro

«De quoi te parlent les gens?»

«Tu dois entendre des trucs weirds!»

«Est-ce que c’est seulement pour les problèmes de couple?»

Si j’en crois les nombreuses questions qui me sont posées, le métier de sexologue est encore largement méconnu. Il arrive même que des gens se présentent à mon bureau sans savoir exactement à quoi s’attendre ou sans tout à fait connaître mon rôle. Quand on y pense, il est vrai que le titre peut évoquer bien des choses, surtout que le mot « sexe » y est associé. Et qui dit sexe dit souvent tabou et gêne. Cela étant, même si la sexualité humaine demeure au cœur de notre pratique sexologique, nos compétences sont variées. Alors à ceux et celles qui se demandent bien pourquoi ielles iraient voir un.e sexologue, voici quelques raisons de le faire.

«J’ai des problèmes avec mes érections»

Stress? Anxiété de performance? Effets de la prise d’antidépresseurs? Problèmes de désir? Ces éléments peuvent jouer un rôle dans l’incapacité à avoir une érection. Après avoir mis de côté les raisons médicales qui peuvent mener à certains problèmes érectiles, le ou la sexologue verra avec la personne les raisons qui font en sorte que l’érection n’advient pas.

«Je me questionne sur mon identité de genre»

Un.e sexologue peut aider une personne qui, par exemple, souhaite se définir en dehors des normes de genre établies (ex.: personne non binaire, agenre, fluide, etc.) et l’accompagner dans sa démarche d’affirmation de soi. Les sexologues soutiennent les personnes trans et non binaires lorsqu’elles traversent une transition sociale, légale et médicale et facilitent l’accès à des soins médicaux transaffirmatifs.

«La non-monogamie m’intéresse, mais je ne sais pas par où commencer»

Ces temps-ci, la non-monogamie et le polyamour ont la cote. Mais comment faire pour intégrer cela dans sa vie et, surtout, dans son couple? Le ou la sexologue peut d’abord analyser ce qui mène la personne à vouloir ouvrir le couple et comprendre ses motivations. Il ou elle peut proposer des stratégies pour savoir, par exemple, comment aborder le sujet pour la première fois avec son.sa partenaire. Ou encore, discuter des insécurités que cela crée et voir comment les outrepasser. J’offre quelques pistes dans cette chronique.

«Je suis accro à la porno»

Beaucoup de gens consomment de la pornographie et, franchement, cela peut tout à fait s’inscrire dans une sexualité saine. Mais parfois, la consommation de ces contenus devient prenante, voire vitale au bon fonctionnement de la personne. Ça peut même devenir hypothéquant si cela limite les activités du quotidien, parce qu’on a besoin de sa dose de porno. On ira voir pourquoi et comment cette consommation s’inscrit dans la vie de la personne et ce qu’elle vient combler. Et, évidemment, on peut trouver des pistes de solution pour essayer de réduire celle-ci, si elle est réellement problématique.

Des sujets variés, des vécus diversifiés

On peut aussi aborder les questionnements sur l’orientation sexuelle, le désir, l’image corporelle ou, encore, les préférences sexuelles. Il est aussi possible d’accompagner une personne après une rupture amoureuse, un deuil, un processus d’affirmation de genre, un couple en crise, etc. Il y a de tout et les sexologues peuvent faire beaucoup de choses!

La meilleure façon de savoir si un.e sexologue peut vous aider? Faire un tour sur le site de l’OPSQ (Ordre des sexologues du Québec) et effectuer une recherche selon la problématique qui vous préoccupe.

Et, bon à savoir: les gens qui consultent des sexologues sont des personnes comme vous et moi qui souhaitent simplement aller mieux et améliorer leur vie et leur santé sexuelle. Il n’y a rien de gênant à venir nous voir et, au contraire, c’est même plutôt sain! 🤓

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.