Les microvoitures au Salon de l'auto: Small is beautiful
Les Québécois sont des amoureux de la petite voiture. De toute l’Amérique du Nord, ils sont les plus grands consommateurs de voitures compactes. Et même s’ils ne représentent que le quart de la population canadienne, ils achètent presque la moitié de toutes les sous-compactes qui se vendent au pays. Le 42e Salon international de l’auto de Montréal a donc pensé leur faire découvrir… encore plus petit.
L’une des attractions spéciales du grand rendez-vous automobile montréalais, qui ouvre ses portes aujourd’hui au Palais des congrès, réunit une dizaine de microvoitures. Et pas n’importe lesquelles. On a notamment droit à la plus petite voiture du monde produite en série : la Peel P50.
De passage à Montréal le temps d’un salon, une P50 1965 fait admirer son unique siège entouré d’une carrosserie de fibre de verre, elle-même surmontée d’un seul phare avant. Å’uvre de l’européenne Peel Engineering Company, établie dans l’île de Man, la microvoiture ne fait que 1,34 m de long – deux fois moins que la Smart ForTwo. Et elle ne pèse que 250 lb, soit tout juste le poids d’un homme de bonne corpulence.
Avec son petit moteur central de 49 cc, la Peel P50 pouvait rouler au maximum à 56 km/h. À l’époque, les gens avaient tendance à rigoler du fait que cette vitesse pouvait être négativement affectée par la taille du steak que son conducteur avait englouti au cours du dîner… Pas de marche arrière non plus pour elle – le propriétaire n’avait qu’à attraper une poignée afin de faire manuellement reculer la petite auto. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on l’avait surnommée… la «voiture-valise».
Autres «micro»-curiosités qui s’arrêtent le temps du 42e Salon de l’Auto à Montréal : la Velam Isetta (1957) à portière frontale, la Fiat 600 Multipla (1959) qui exigeait 43 s pour effectuer le 0-80 km/h, la Baby Rolux (1949) qui n’a été produite qu’à 300 exemplaires et la Paul Vallée Chanteclerc (1956) qui ne développait que 6 chevaux-vapeur.