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Infiniti G25: moins puissante, mais toujours plaisante

Petite confidence : si je devais magasiner pour un véhicule – et si l’on fait abstraction des supercars de ce monde – l’Infiniti G figurerait dans mon top 5. Depuis la dernière décennie, je trouve que la petite sportive japonaise est ce qui se rapproche le plus des BMW. À sa dernière génération, lancée en 2007, la berline à propulsion s’est mise à se conjuguer en coupé et en décapotable, en plus de ga­gner en puissance. Mais, nor­mes d’émissions obligent, les constructeurs doivent de plus en plus assainir leur porte-folio. La G25 est la réponse directe d’Infiniti – une bien belle réponse, d’ailleurs.

Sous le capot de cette G25 quatre portes (non, pas de coupé et pas de décapotable), le V6 de 3,7 litres cède la place à un nouveau V6 de 2,5 litres, probablement le V6 de plus petite cylindrée de toute l’Amérique. Mise en marché en Asie, cette motorisation en est à sa première application chez nous, où elle développe 218 chevaux et 187 lb-pi de couple. Certes, c’est un tiers moins puissant que pour la G37 (ça paraît dans un 0-100 km/h qui prend 2 se­condes de plus), mais c’est livré tout en douceur, dans une belle linéarité et toujours avec ce beau ronron guttural à l’échappement.

Évidemment, la consommation devrait être plus frugale de 13 % versus le «gros» V6, mais c’est sans compter ce pied droit qui ne peut s’empêcher d’avoir la tendance lourde… Car moins de puissance aux roues arrière ne veut pas nécessairement dire moins de plaisir à conduire. En digne déclinaison de la voiture à propulsion qui nous a conquis depuis 10 ans, la G25 conserve cette suspension presque miraculeuse d’équilibre, cette direction précise si agréable et ce freinage franc et efficace. La tenue de route, qu’on aime pousser dans ses limites, est solide et athlétique, grâce à une distribution de poids quasi parfaite.

La boîte manuelle n’est pas offerte, contrairement à la concurrence. Mais l’automatique sept rapports proposée est d’une modernité qui compense. On aime les palettes qui montent au volant (faisons un pied de nez aux américaines qui ne les ont pas); on aime aussi que le régime-moteur s’envole brièvement dans les rétrogradations. Par contre, on reproche un petit temps d’hésitation en démarrage brusque.

Pas trop d’équipements n’ont été retranchés à cette variante de base, fort heureusement – après tout, Infiniti reste une marque de luxe. On conserve donc le cuir, les sièges avant chauffants, les phares au xénon, la climatisation bi-zone et le démarrage sans clé. On peut même accoler en option le système de navigation, le régulateur de vitesse intelligent ou la traction intégrale – cette dernière ajoute certes 80 kilos, mais elle est un ‘must’ dans nos contrées nordiques, d’autant qu’elle travaille de manière efficace et imperceptible.

Bref, les acheteurs qui choisissent la G25 et son ‘petit’ moteur ne sont pas pénalisés versus ceux qui optent pour la G37 et son «gros» moteur. Et ça, ça mérite des félicitations.

Le pour et le contre
POUR

  • Sièges sport bien enveloppants
  • Nouvelle motorisation douce
  • Belles qualités routières conservées
  • Toujours cette silhouette sensuelle
  • Équipement complet et options intéressantes

CONTRE

  • Entrées et sorties qui tiennent de l’acrobatie
  • 13 % d’économie en carburant… vraiment?
  • Pas de boîte manuelle

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