Lexus CT 200H 2011: Une Prius déguisée… serez-vous dupe?
Sous ses airs modernes de sportback, la nouvelle Lexus CT 200h emprunte à la Prius des thèmes connus. Même moteur, même (petite) puissance, même plateforme, même système hybride… Est-ce que les gens seront dupes?
Pour cette énième hybride de Toyota-Lexus, on a mis de côté l’aspect «raisonnable» de la double propulsion à l’essence et électrique pour faire dans la «tendance» et le moderne. Et c’est réussi : on aime ce museau rehaussé de la signature DEL, ce toit à la longue ligne fuyante, ces hanches prononcées. C’est une belle présence sur la route, qu’offre cette CT (pour – hum – Creative Touring) 200h.
Un autre bon mot, cette fois pour l’habitacle, qui accueille ses occupants avec des sièges avant hyperconfortables. Comme toujours avec les petites, il est surprenant de trouver autant d’espace pour bien se loger. À l’arrière, deux adultes de moins de six pieds trouvent leur compte en prenant place dans des sièges moulés, mais leurs genoux sont évidemment à l’étroit. Plus grands que ça, ils risquent le torticolis.
Sous la nouveauté se cache toutefois du connu. La plateforme reçoit déjà les Toyota Corolla, Matrix et Prius, et c’est le moteur de cette dernière qui se loge sous le capot, soit un quatre cylindres d’à peine 134 chevaux.
De la Prius, on reconduit aussi la transmission à variation continue (CVT) qui, à notre avis, est le plus grand défaut de la Lexus CT 200h. Cette boîte miaule sa performance plus qu’elle ne la rugit. Pire encore : il n’y a pas de mode manuel pour transiger plus souplement la petite puissance. C’est impardonnable.
Autre reproche, mais dans une moindre mesure : la suspension arrière. Celle-ci, qui mise sur la double triangulation, réagit trop aux cahots de la route, et ça résonne sourdement dans l’habitacle. Un avantage cependant, cette architecture libère un espace cargo de 405 litres – plus encore si on rabat la banquette. C’est généreux, pour une compacte.
Sinon, la direction (évidemment électrique) est transmise par un gros volant agréable en paume. Surassistée à petite vitesse, elle se précise quand même avec les accélérations. La visibilité est bonne tout autour et, contrairement aux autres «petites», la CT 200h ne donne pas prise aux bourrasques, merci à sa silhouette élancée et à sa basse garde au
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De fait, la tenue de route est solide et équilibrée, mais avec 134 chevaux sous le pied droit, il n’y a rien au départ pour tasser Mon’Oncle…
Concurrentes plus puissantes
La CT 200h entend faire oublier ses gênes Prius pour mieux livrer bataille aux Audi A3, Mercedes Classe B, BMW Série 1 et Volvo C30 de ce monde. Le hic : ces concurrentes ont toutes des variantes plus vigoureuses qui frisent, voire dépassent les 200 chevaux. La Lexus veut se rattraper avec son dispositif hybride? Vrai que sa consommation est le plus frugale de toutes: deux fois moins en ville et deux litres/100km de moins sur l’autoroute.
Aussi, équipements pour équipements, la petite japonaise en donne plus que les autres pour son argent. À 31 000$ de base, elle offre l’ajustement électrique du siège conducteur, la climatisation automatique bi-zone, le Bluetooth et la radio satellite, les sièges avant chauffants et les commandes audio au volant.
Et pas besoin de payer pour la clé intelligente, elle est de série. Mais… est-ce que ça suffira vraiment à faire oublier les origines si peu sportives de la Prius?
Le pour et le contre
POUR
- Bon niveau d’équipements, même de base
- Design moderne et élégant
- Économie d’essence
- Sièges avant hyper-confortables
- Bon espace cargo pour une petite
CONTRE
- Motorisation peu puissante
- La CVT… sans mode manuel
- 5e place arrière : de la pensée positive
- Suspension trop réactive aux cahots