Soutenez

Ferrari F1: quelques millions à dépenser?

C’est très sérieux, cette histoire – mais sachez que le portefeuille doit l’être tout autant. C’est que l’écurie italienne accepte depuis les années 1970 de se départir, deux ans après leur participation au Championnat mondial de F1, de ses bolides monoplaces. Si elle laisse passer ce délai, c’est pour éviter de trahir quel­ques secrets technologiques.

Depuis 40 ans donc, quel­que 220 Ferrari F1 «usagées», ayant pris part un jour ou l’autre à un Grand Prix quelque part sur la planète, ont trouvé preneurs chez les riches «gentlemen drivers». La moitié de ce bastion de prestige est, soit dit en passant, toujours en état de rouler.

Au départ, l’entente était claire : les Ferrari F1 retraitées devaient être, comme la toile d’un célèbre artiste, mises en collection. Au musée, au garage, au salon… Qu’importe, tant qu’elles ne prenaient pas la route.

Petit problème, a cependant découvert Ferrari : plusieurs riches passionnés de course automobile passaient outre l’interdiction. Même qu’à l’occasion, ces pilotes en herbe, pas toujours aussi talentueux que Michael Schumacher, perdraient le contrôle de leur bolide, l’endommageant sérieu­sement. Ils faisaient alors appel… au constructeur italien pour des pièces de rechange.

C’est pourquoi la marque a créé, en 2003, le program­me F1 Clienti. «En gros, ce programme s’occupe d’initier les propriétaires d’ex-F1 à la con­duite en piste – uniquement en piste», affirme le responsable Andrea Galleti. Et, pour s’exercer, rien de mieux que des rendez-vous sur d’illustres circuits d’Europe, d’Amérique et d’Asie.

Mais ne se pointe pas à la ligne de départ qui veut. D’abord, ces «gentlemen drivers» sont parmi les mieux nantis de la terre. Et pour cau­se : la F2004 avec laquelle Michael Schumacher a remporté sept victoires a été cédée pour… 2,6 M€ (3,7 M$CAN). C’est la plus grosse somme jamais demandée pour une ex-F1 de Ferrari.

En outre, ils sont triés sur le volet. «Nous les rencontrons et discutons avec eux de leur expérience en course automobile, confie M. Galleti. S’ils n’en ont aucune, nous leur suggérons fortement de suivre quelques cours.» Après tout, on ne traite pas une ex-F1 comme n’importe quel autre bolide de course, n’est-ce pas?

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.