Auto : plus ça change, plus c'est pareil
Guy Thibault, dont le premier livre, L’immatriculation au Québec, a été publié il y a cinq ans, remet ça. Il vient en effet de lancer un deuxième bouquin traitant de l’histoire automobile québécoise.
L’homme de 65 ans, historien dans l’âme et retraité de l’enseignement, se passionne depuis toujours pour l’automobile. Pour preuve: une Ford Model A de 1928 trône dans son garage – toujours en état de marche, s’il vous plaît. De plus, sa maison, située dans les Laurentides, foisonne de vieilles plaques d’immatriculation, de photos d’époque et de vieilles cartes routières.
Ces empreintes du passé trop souvent oubliées, M. Thibault les a répertoriées dans un nouvel ouvrage de presque 200 pages. Illustrations à l’appui, il y montre que l’automobile, hier comme aujourd’hui, est plus qu’un moyen de transport pour l’homme. Allez, tout le monde à bord pour un p’tit saut dans le passé!
Pourquoi dit-on «valise»?
Leur voiture ne leur offrait pas de rangement suffisant? Qu’à cela ne tienne, les automobilistes faisaient installer des malles afin d’y ranger tout leur attirail de voyage. Dans les années 1930, l’arrière d’un véhicule était donc souvent transformé en valise, d’où l’expression : «Va mettre ça dans la valise du char.» Aujourd’hui, un véhicule n’a plus de valise, il a un coffre. Mais le terme a la vie dure…
Pourquoi dit-on «coffre à gants»?
Les conducteurs d’antan étaient souvent obligés de se salir les mains, que ce soit en changeant un pneu crevé, en vérifiant le liquide du radiateur, etc. Le coffre à gants avait alors toute son utilité, puisqu’il renfermait de quoi se protéger de la saleté. Aujourd’hui, le coffre à gants n’est plus un coffre – on dit plutôt «boîte à gants». Et, il faut bien l’avouer, elle renferme très rarement des gants…
L’automobilisme et ses témoins
Par Guy Thibault aux Éditions GID