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50 ans de valeur de revente

À la fin des années 1950, Bill Ward, un natif de Toronto, œuvre dans la vente de voitures usagées. Au fil du temps, il constate que la valeur de revente varie au gré des transactions.

Déjà, à l’époque, aux États-Unis, le Black Book est la bible des valeurs résiduelles. Mais les données américaines ne concordent pas avec le marché canadien. Du coup, l’homme d’affaires décide de fonder, en 1961, le Canadian Black Book.

Les débuts ont été très humbles, raconte Josh Bailey, porte-parole de l’entreprise. Et encore aujourd’hui, les liens avec le grand frère américain sont tissés serré.

Reste que le Canadian Black Book est, depuis sa création il y a 50 ans, la référence en matière de valeur de re­vente automobile au pays.

«Rigueur, exactitude, recher­che approfondie… bref, c’est du cinq étoiles», affirme Dennis DesRosiers, le grand manitou de la statistique automobile au Canada.

Le Canadian Black Book, aujourd’hui géré par Kathy Ward (son père est décédé en 2007), a évolué au fil des décennies. Mais à la base, la mission demeure la même : évaluer avec objectivité combien vaudra telle voiture ou tel véhicule dans un certain nombre d’années.

Qui utilise ces valeurs résiduelles? Les deux côtés de la clôture : d’une part, les constructeurs automobiles, qui souhaitent obtenir les valeurs les plus élevées pour leurs modèles. D’autre part, les banquiers qui financent les prêts automobiles et qui, bien sûr, souhaitent les résiduels (et donc les ris­ques) les plus conservateurs qui soient.

C’est cette position entre l’arbre et l’écorce qui a per­mis au Canadian Black Book d’imposer sa crédibilité, affirme Josh Bailey. «Nous sommes comme un juge, illustre-t-il. Nous nous plaisons d’ailleurs à croire que nous n’avons pas fait notre boulot… tant que nous n’avons pas reçu un appel de contestation de la part des deux parties.»

Depuis l’an dernier, un troisième joueur peut profiter du Canadian Black Book : le consommateur lui-même. Nous verrons ensemble comment, dans cette même page, lundi prochain.

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