Préparer son coup avant d'aller chez le garagiste
Quand sa voiture a besoin d’une inspection ou d’une réparation, il faut d’abord prendre rendez-vous. Et encore, ça ne suffit pas. Même le garagiste le plus désireux de «trouver le bobo» ou le mieux équipé en gadgets de diagnostic n’est pas devin. Il faut donc bien lui décrire le problème – après tout, qui connaît mieux les manies d’un véhicule que son propriétaire?
Pour bien décrire ce qui cloche, on a intérêt à faire appel à ses cinq sens. L’ouïe d’abord : qu’entend-on et où l’entend-on? S’agit-il d’un cognement, d’un cliquetis, d’un claquement? D’un grincement, d’un grondement, d’un tintement? La vue : que voit-on sous la voiture? Et l’odorat : perçoit-on une odeur de caoutchouc brûlé? Enfin, le toucher : sent-on des vibrations dans le volant?
Au risque de paraître ridicule, il faut se montrer le plus précis possible. Des «put-put» et des «tac-tac», ça n’a jamais tué personne. Et puis, le problème se manifeste-t-il le soir ou le matin? Par temps froid ou lorsque la voiture est réchauffée? De façon permanente ou intermittente?
Histoire de bien marquer le point, on peut exiger un test sur la route en compagnie du technicien. Par ailleurs, un client ne devrait jamais laisser sa voiture en réparation sans avoir en poche un devis écrit. Là-dessus, la Loi sur la protection du consommateur est on ne peut plus claire : le garagiste doit remettre, avant d’entreprendre tout travail mécanique supérieur à 100 $, l’estimation écrite des travaux, taxes incluses.
Certes, les coûts d’une réparation peuvent être impossibles à estimer tant qu’on n’a pas démonté quelques pièces. Le client peut alors décider de débourser les frais de ce diagnostic, frais qui pourront être intégrés à la facture plus tard, si les travaux suggérés sont acceptés.