Reconnaissance gestuelle et siège vibreur… chez Cadillac
Si je vous dis «reconnaissance gestuelle», «mode haptique (le tactile virtuel)», «siège conducteur qui vibre pour alerter d’une collision imminente» et instrumentation que l’on peut configurer selon ses goûts». Ça va? Et maintenant, si je vous dis «nouvelle Cadillac XTS». Ça va toujours ou me trouvez-vous diantrement folle?
Eh bien, non, je ne suis pas folle. En fait, moi-même, je doutais un peu… Pourtant, c’est ce que proposera la nouvelle Cadillac XTS, qui vient d’être présentée en grande pompe au Salon de l’auto de Los Angeles, qui sera construite à Oshawa, en Ontario, et nous arrivera au printemps prochain.
En trois points, la Cadillac XTS c’est :
- Une berline à mi-chemin entre les intermédiaires et les grandes berlines, ce qui devrait lui donner un avantage, côté espace arrière, sur les Mercedes Classe E, Audi A6 et BMW Série 5;
- Un moteur V6 de 3,6 litres pour 300 chevaux de consommation frugale en carburant, promet-on; c’est aussi la suspension Magnetic Ride et les freins Brembo de série (!);
- C’est, enfin – et surtout –, la techno futuriste mentionnée en introduction. Le CUE (pour Cadillac User Experience) se targue d’être plus intuitif que les I-Drive et Sync de ce monde.
… et ce qu’elle n’est pas
- Elle n’est pas à propulsion et se contente de roues tractées – elle aura cependant droit à la traction intégrale Haldex en option.
- Certes, son design extérieur en jette, avec ces lignes tranchées qui s’assouplissent dans une silhouette élégante au toit plongeant rappelant les coupés. Mais l’habitacle manque de punch et il faut y regarder par deux fois avant d’apercevoir, aux sièges en cuir, l’audace de surjets… mauves.
- Enfin, la XTS n’est pas une sportive. «Un peu comme la musique classique, il est ici plutôt question de confort et d’insonorisation», dit l’ingénieure en chef, Sheri Hickok.