05:00 2 mars 2020 | mise à jour le: 2 mars 2020 à 03:33 temps de lecture: 7 minutes

Atlas Cross Sport 2020: nouvelle tendance

Atlas Cross Sport 2020: nouvelle tendance

(Whistler, Colombie-Britannique) Les constructeurs automobiles se cherchent de nouvelles niches pour écouler plus de marchandise et parmi les segments prometteurs, il y a les utilitaires intermédiaires 5 passagers.

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Il existe quelques vétérans qui avaient peu de concurrence et qui sont bien établis depuis des années. Pensons au Jeep Grand Cherokee, le meilleur vendeur de sa catégorie au Canada ou encore au Ford Edge qui l’est aussi depuis longtemps. D’autres modèles sont venus s’ajouter récemment comme le Chevrolet Blazer ou le Honda Passport. Il faut maintenant ajouter à cette liste le Volkawagen Atlas Cross Sport.

Économie d’échelle

Volkswagen est parti du même principe que Honda en utilisant la plateforme et les moteurs de l’Atlas en retranchant au passage deux places. L’Atlas Cross Sport repose donc sur le même châssis que l’Atlas mais offre une longueur totale 59 mm plus courte que la génération 2021 de l’Atlas qui arrive cet été.

Il offre de nouveaux phares à l’avant qui allongent la barre centrale de la calandre chromée à trois baguettes. Le montant arrière et le hayon sont plus inclinés que sur l’Atlas pour donner un faux semblant de coupé 4 portes. Volks en a aussi profité pour refaire un peu le style avec une silhouette un peu plus fuyante en version Trendline, Comfortlime et Execline. Cette dernière, pour 1690$ de plus, vient en version R-Line dotée d’un pare-chocs unique avec logo R bien en vue et présente davantage de garnitures chromées et noir laqué. Elle peut aussi être équipée de roues de 21 pouces livrables.

Deux petits bémols au sujet de la ligne: les jantes de base donnent un aspect un peu bon marché à un véhicule qui se vend plus de 38 000$ et Volks a installé de faux échappements à l’arrière qui sont laids. De faux échappements double pour le moteur 4 cylindres et de faux échappements quadruples pour le V6. Si l’échappement est caché sous le capot, laissez-le là. Il est inutile de nous faire croire le contraire, personne n’est dupe.

4 ou 6 cylindres

Tous comme l’Atlas, vous avez le choix d’un 4 cylindres 2,0 T de 235 chevaux avec 258 lb-pi de couple ou le V6 3.6 litres de 276 chevaux et 266 lb-pi de couple. La bonne nouvelle dans cette histoire est que tous les modèles Atlas Cross Sport (ainsi que le prochain Atlas) seront uniquement livrables en version 4RM au Canada. Donc, plus de 4 cylindres avec roues motrices avant seulement. Les deux moteurs sont reliés à une boîte automatique à huit rapports. Volks a réalisé que seulement 5% des acheteurs optaient pour un modèle à traction.

Avec ce 4 cylindres à rouage intégral, les gens de Volkswagen espèrent aller chercher 30 et même 40% des ventes pour la version 4 cylindres. L’Atlas, qui est 3e au chapitre des ventes chez Volks (derrière le Tiguan et la Jetta), souhaite consolider sa place dans le segment avec va version Cross Sport. Côté remorquage, il est toujours possible de remorquer 2268 kg (ou 5000 livres avec le V6) et les gens de Volks nous ont fait savoir qu’ils travaillent très fort à obtenir les mêmes capacités avec le 4 cylindres.

Mise à jour à l’intérieur

Le prix d’un modèle Trendline est fixé à 38 995$. À ce prix, vous avez droit à des jantes de 18 pouces (assez ordinaire), des phares automatiques à DEL avec rétroviseurs et sièges avant chauffants, les phares à DEL, les essuie-glaces à détection de pluie, des sièges en tissu, un détecteur d’angles morts et de trafic arrière transversal.

Tous les modèles offrent un avertisseur d’imminence de collision avant avec freinage d’urgence autonome, le système de surveillance d’angles morts et l’avertissement de circulation transversale arrière. Pour 45 195$, la version Comfortline ajoute un régulateur de vitesse adaptatif, un système d’aide au stationnement, un volant et un pommeau de vitesse gainé de cuir, démarrage à distance, hayon électrique, toit panoramique, air conditionné automatique à deux zones, commande vocale via un écran de 8 pouces et sièges électriques ajustables en huit positions pour le conducteur.

Il faudra aller dans la version Execline à 54 495$ pour avoir droit au cockpit virtuel développé chez Audi. Vous avez aussi droit à des sièges en cuir chauffants et ventilés à l’avant et chauffants à l’arrière avec ajustement électrique pour le conducteur et le passager avant ainsi qu’un plus large inventaire d’aides à la conduite électronique comme le «Traffic Jam Assist» qui est un assistant de conduite dans les embouteillages et permet de frayer son chemin dans les bouchons du matin à une vitesse allant jusqu’à 60 km/h, d’arrêter le véhicule et de le redémarrer si la circulation se rétablit dans les trois secondes.

Vous obtenez aussi dans l’Execline un système de reconnaissance de panneaux de panneaux de signalisation routière qui affiche les limites de vitesse, les zones à dépassement interdit, les zones scolaires et les zones de travaux qui sont détectées par les caméras et les données du véhicule. Une chaîne audio Fender avec 12 haut-parleurs Panasonic de 480 watts est aussi au nombre des options. Le R-Line ajoute des jantes de 21 pouces quelques logos bien sentis et des pédales en acier inoxydable.

Un V6 vieillissant

Nous avons fait tour à tour fait l’essai du modèle 4 cylindres et du V6. Force est d’admettre que le V6 n’a plus le pouvoir d’attraction qu’il possédait encore récemment. Avec l’ajout des 4 roues motrices aux modèles 4 cylindres, il n’y a franchement que peu d’intérêt à aller vers un V6.

La puissance et le couple du 4 cylindres est très proche du V6 qui remonte aux années 90 et commence à montrer son âge avec des performances ordinaires et une consommation élevée. Sur un trajet autoroutier, il a été difficile de descendre sous la barre des 13,5 litres aux 100 km alors que le 4 cylindres est plus près de 11,5, ce qui n’est pas extraordinaire.

Volkswagen nous a annoncé travailler fort pour doter le 4 cylindres d’une capacité de remorquage de 2268 kilos, comme le V6, dans le but (non avoué) de simplement retirer le V6 de l’offre. On sent aussi le 4 cylindres plus nerveux sur la route. La direction est précise sans être très communicative. Pour ce qui est de l’espace cargo, vous profitez de 1141 litres derrière la deuxième rangée de bancs et plus de 2200 si vous rabattez les sièges.

Conclusion

Pour les parents qui ont maintenant plus d’enfants à la maison ou simplement pour ceux qui n’ont pas besoin d’une troisième rangée, l’Atlas Cross Sport offre une autre alternative dans ce segment. Le 4 cylindres est le modèle qui a le plus de sens, à notre avis.

Atlas Cross Sport 2020 – Nous avons aimé:

  • Espace bien aménagé
  • Position de conduite
  • Sièges confortables

Atlas Cross Sport 2020 – Nous avons moins aimé:

  • Moteur un peu gourmand (même le 4 cylindres)
  • V6 vieillissant
  • Quelques plastiques disgracieux qui sont encore dans l’habitacle

Audi stoppe la production de son e-tron

Il existe une réalité qui fait peu la manchette dans le monde des véhicules électriques qui est l’approvisionnement en batteries. Avec la popularité grandissante des modèles, la demande devient dans bien des cas plus forte que l’offre et les constructeurs devront trouver le moyen d’avoir un meilleur approvisionnement. Audi vient d’annoncer que son usine en Belgique qui fabrique la e-tron sera temporairement fermée. L’arrêt sera bref, le temps de régler les pépins avec les fournisseurs et les activités devraient reprendre dans les prochaines semaines. Audi a déjà vendu 26 000 e-tron dans le monde en 2019, incluant 5000 exemplaires en Amérique du Nord, et s’apprête à ajouter une version Sportback plus performante au cours de l’année 2020. À long terme, il faudra que les constructeurs trouvent des solutions permanentes à l’approvisionnement. C’est pourquoi la recherche se porte sur des matériaux plus abondants et faciles à trouver pour prévenir les pénuries.

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