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Cadillac CTS-V familiale: une familiale de 556 chevaux… ça fait peur!

La Cadillac CTS-V wagon est surréaliste : un V8 suralimenté sous le capot pour propulser (aux roues arrière, évidemment) 556 chevaux de puissance. C’est tout à fait l’antithèse des mots «famille», «sécurité», «responsabilités». Et pourtant…

Une confidence, d’abord : la division de performance «V» de Cadillac ne m’avait, jusqu’à présent, jamais vraiment intéressée. Ben quoi, rien de mieux qu’une belle allemande bien dosée et raffinée, non? Tant pis pour moi : j’ai manqué quelque chose toutes ces années.

Au départ, la CTS-V familiale s’est montrée facile à domestiquer. On peut la conduire au quotidien sans contrainte et sans compromis – à condition de bien composer avec la multitude de commandes au tableau de bord qui ne se laissent pas facilement déchiffrer.

Dès les premiers instants, on aime ce volant recouvert de suède facile à prendre en main, cette direction précise, mais plus légère qu’attendu – et qui fait paraître la balade toute légère, comme maniée du bout des doigts. On aime aussi cette ligne extérieure se terminant par la rondeur du hayon, ce qui donne une meilleure allure qu’au coupé CTS-V (trop «tranché au couteau» à mon goût, celui-là).

Disciplinée à petite dose, donc, cette familiale. Et par rapport à la variante quatre portes, elle offre deux fois plus de cargo – voire quatre fois plus lorsqu’on en replie la banquette. Disciplinée, disait-on? Ouais, eh bien, enfoncez l’accélérateur (et sélectionnez le mode «sport» de la suspension), et voilà que la bête se réveille : 556 chevaux de puissance, c’est dans la catégorie des Ferrari, des Lambos et des AMG, ça! Et le couple est si abondant (551 lb-pi) que même en sixième vitesse (oui, on a droit à la boîte manuelle!), les reprises ne manquent pas d’air.

Intoxicant à souhait

Malgré son air «familial», la CTS-V n’en a pas la chanson. Avec une distribution de poids presque parfaite, la voiture se comporte solidement en tout temps, sans un mouvement de caisse inapproprié. Rien pour l’ébranler, surtout que la suspension Magnetic Ride est d’une fermeté qui étonne, même en mode «touring».

Elle a un embrayage coriace comme on les aime. Le levier ne doit pas être manié en minouchette. Les passages demandent à ce qu’on les malmène, avec précision s’il vous plaît. C’est fou ce qu’on se plaît
à rétrograder, juste pour entendre ce V8 suralimenté poussé dans ses retranchements.

Sincèrement, on ne sait trop quelle est l’idée de fourguer autant de puissance dans une familiale. Sans doute davantage un «splash» marketing qu’une décision rationnelle? Mais on aime la démesure de l’utilité alliée au fun d’une sportive.

Combien pour tout ça? Ça aussi, ça fait peur : au minimum 74 800 beaux dollars. Mais avec les rabais offerts par le constructeur, il y a moyen de se payer…  à tout le moins les sièges Recaro de cuir. On s’enfonce là-dedans et on ne veut plus en bouger!

Fiche technique

  •     Moteur : V8 suralimenté de 6,2 litres
  •     Performances : 556 chevaux, 551 lb-pi (vous avez bien lu!)
  •     Boîte essayée : manuelle six vitesses
  •     Direction : à crémaillère assistée
  •     Pneus : 19 pouces, Michelin Pilot Sport PS2
  •     Freins : disques ventilés Brembo
  •     Suspension : indépendante, ajustements magnétiques
  •     Consommation annoncée : 17,7 L (ville) 10,7 L (autoroute)
  •     Cargo : 708 litres, 1 644 litres (banquette rabattue)
  •     Poids : 1 995 kilos
  •     Fabrication : Lansing, Michigan
  •     Prix : à partir de 74 800 $

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