BMW X3: Rien à redire, tout à aimer
Mais là, rien à redire. Au contraire, tout est à aimer de la nouvelle génération de BMW X3. L’expérience de conduite est un sommet dans la catégorie.
D’abord, la suspension (multibras à l’arrière) est ferme comme on les aime et transmet suavement les défauts du pavé. Par conséquent, la bonne adhérence dans les virages est digne d’une berline sportive.
La garde au sol, relativement élevée, pourrait présager du tangage? Que non : la distribution du poids presque parfaite assure l’équi-libre, rehaussée par la traction intégrale (de série) qui, en condition normale, envoie 60 % de l’action aux roues arrière.
La direction, quant à elle, est la crème de la précision et offre toujours la résistance adéquate. On a amendé le freinage, trop réactif sur la génération précédente, par un dosage naturel.
Cette génération, en vente les sept dernières années (sept ans, c’est long dans l’industrie automobile!), proposait un modèle de base qui manquait de reprise.
Heureusement, le moteur à six cylindres en ligne de 3,0 litres a pris du galon, passant de 215 à 240 chevaux, effectuant le 0-100 km/h en 7,1 secondes – presque deux secondes de moins que le modèle précédent. Cette hausse de puissance permet des accélérations beaucoup plus souples et linéaires, sans essouflement, et toujours accompagnées d’une belle (et discrète) sonorité à l’échappement.
Si on voulait vraiment médire, on mentionnerait l’absence d’une boîte manuelle. Sauf que la boîte automatique à huit rapports proposée de série transmet la vigueur de façon transparente et si rapidement qu’il faut vraiment être capricieux pour critiquer.
Côté consommation, à notre surprise, notre xDrive28i d’essai a enregistré du 7,1 L/100km à 110 km/h sur l’autoroute. C’est très frugal pour un utilitaire à traction intégrale.
Finie, l’ère du parent pauvre
À l’intérieur, la finition est impeccable et l’insonorisation aussi. Les sièges soutiennent fermement leurs occupants et sont installés haut dans la cabine, pour une position en commande de la route.
Les mauvaises langues décrieront le peu de rangement à bord, de même que le tableau de bord sobre et sans artifice, à la limite du rébarbatif. Reste que les commandes sont faciles à apprivoiser et que le i-Drive a gagné en intuitivité – on est loin de l’interface in-déchiffrable des premiers jours.
Certes, pour s’offrir quelques options, notamment le hayon électrique, des roues de 19 pouces ou quelques dispositifs savants de conduite dynamique (pensez ajustement manuel des amortisseurs et contrôle des performances), il faut se payer le X3 iDrive35i.
Reste que la variante de base du X3 n’est plus le parent pauvre de la lignée, ne serait-ce parce que la nouvelle génération propose enfin l’ajustement électrique des sièges avant de série, de même que leur élément chauffant.
De base ou pas, l’utilitaire se conduit d’instinct, comme une extension de soi. Il n’est ni trop grand ni trop petit. Il est économique en carburant, sans pour autant compromettre la performance. De surcroît, il a gagné en raffinement grâce à une ligne aux flancs extérieurs qui lui donne davantage de caractère, de modernité.
Bref, quand bien même on le voudrait, on ne peut pas médire le BMW X3.
Fiche technique
- Moteur (version essayée) : six cylindres en ligne de 3,0 litres
- Performances : 240 chevaux, 221bv lb-pi
- Boîte : automatique huit rapports 0-100km/h : 7,1 secondes
- Traction : intégrale
- Suspension : indépendante
- Espace intérieur : jusqu’à 1600 litres
- Capacité remorquage : 750 kg
- Construction : Spartanburg, Caroline du Sud (E-U)
- Prix : à partir de 41 900 $