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Buick Encore 2013, un luxe petit format

Photo: Buick Canada

Auto GoSi vous êtes comme moi, vos souvenirs de la marque Buick ont un petit côté nostalgique.

En famille, à bord de la gigantesque Buick Le Sabre de mon père, bien enfoncés dans l’interminable banquette, nous partions le dimanche rendre visite à mon grand-père. Cette aventure (ou presque) semblait prendre une éternité, mais je me rappelle avec plaisir ces longues randonnées.

Ce souvenir, c’est celui que les gens de mon âge ont en mémoire quand ils entendent prononcer le nom Buick. Les plus jeunes, eux, se contentent de souvenirs plus insipides des Buick des années 1990, dont le seul mérite était celui de rouler sans trop causer de soucis.

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Il va sans dire que la marque a une longue côte à remonter pour se positionner dans le marché exigeant des voitures de luxe. Surtout en tentant de le faire avec un véhicule dont les dimensions sont plus réduites que tout ce que Buick avait pu imaginer depuis sa création.

Évidemment, vous me direz que les Regal de nouvelle génération, par exemple, ont déjà établi la bannière dans ce segment. Oui, mais pas totalement. Le Encore se propose donc de réconcilier les acheteurs de première voiture de luxe avec une bannière à la longue histoire.

Car le Buick Encore, c’est l’expression la plus moderne que Buick a pu imaginer. De dimensions réduites (il est après tout le petit frère du Chevrolet Trax), il n’en néglige pas pour autant le côté luxueux.

À son bord, on retrouve la gamme complète de l’équipement auquel on peut s’attendre : sièges de cuir chauffants et enveloppants, ajustables électriquement comme il se doit; affichage grand format au centre de la console centrale, avec  écran tactile et système My Link (optionnel, mais mon véhicule d’essai était le plus haut de gamme); les inévitables connexions Bluetooth et USB; la climatisation bizone; le volant chauffant et la caméra de recul. Rien de moins.

Mais la vraie trouvaille du Buick Encore, et qui lui donne un net avantage sur son frère  plus économique, de Chevrolet, c’est l’insonorisation haut de gamme grâce à un système baptisé Quiet Tuning. Dans un premier temps, on utilise un système conçu par Bose pour l’annulation des bruits ambiants (explication technique 101 : les ondes sonores sont contrées par des ondes sonores contraires… fin de mes connaissances à ce chapitre).

Puis, dans un deuxième temps, on a soigné la construction même de l’habitacle, utilisant du verre laminé pour le pare-brise, des glaces latérales plus épaisses, et insérant ici et là dans les cavités restantes des matériaux insonorisant (comme c’est le cas dans les arches de roue par exemple). Le résultat est étonnant de silence et de calme, même pour un véhicule de cette taille que l’on croirait plus bruyant.

Bémol important cependant dans l’habitacle, car même si on présente le Encore comme un véhicule pour cinq passagers, il faudra un peu de compromis pour asseoir trois personnes à l’arrière.

Motorisation hésitante
Sous le capot du Buick Encore, un petit moteur 4 cylindres turbo de 1,4 litre. Une mécanique honnête, parfois hésitante quand le poids en charge est plus élevée, mais visant l’économie. De ce côté, une moyenne de 8,8 l aux 100 km réalisée durant l’essai semble satisfaisante.

Bien loin de la voiture de mon père, ne serait qu’avec ces dimensions réduites, le Buick Encore a tout de même de grandes qualités. Et parions qu’il pourrait bien replacer Buick en bonne position dans ce marché si difficile.

***
Forces

  • Très économique
  • Bon niveau d’équipement pour le prix
  • Silence de roulement, très confortable

Faiblesses

  • On aimerait plus de puissance
  • Marque de luxe à établir
  • Seulement deux places à l’arrière

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