La Kia Soul joue la carte du style
Lorsqu’on achète un véhicule Kia, c’est généralement dans le souci de ménager son portefeuille. Mais avec le Soul, le constructeur coréen parvient à attirer les clients pour une autre bonne raison: le style!
Vrai qu’il est attrayant, ce Soul, avec sa silhouette quadrilatère, sa calandre coquine, sa polyvalence et ses dimensions (plus courtes que la Kia Rio!) qui lui permettent de se faufiler partout. On peut aussi dire que le design du Soul, versus le Nissan Cube et son hayon asymétrique, est nettement plus harmonieux.
Le prix et les équipements de série font du Soul un véhicule fort intéressant. À 15 495 $, la version de base ne devrait pas faire courir les foules. Elle est dotée d’un petit moteur (1,6 litre) de 122 chevaux qui n’adopte que la boîte manuelle. Cette dernière profite d’un embrayage prévisible, mais elle souffre de passages trop lâches pour être précise – combien de fois ai-je engagé la 3e vitesse au lieu de la 1re? Pour ce Soul de base, les freins ABS et le système de stabilité ne sont pas disponibles. Dommage.
Sans surprise, les variantes du Soul équipées du moteur quatre cylindres de 2,0 litres (à partir de 17 995 $) sont mieux nanties. Elles développent 20 chevaux de plus et peuvent être livrées avec la boîte automatique. Avec ses quatre rapports sans mode manuel, cette boîte effectue des accélérations poussives qui n’honorent pas les 142 chevaux de puissance, mais elle fait un honnête boulot.
Sur la route, le Soul n’a pas l’agilité et la légèreté du Cube, mais en général, il se comporte très bien. La direction est connectée, quoiqu’un peu trop neutre à mon goût. La suspension arrière à poutre de torsion rebondit plutôt sèchement sur les cahots, mais le Cube et autres petites voitures économiques sont affublées de la même architecture, il serait donc mal venu de s’en plaindre.
Digne de mention
Afin de ne pas décevoir les clients séduits par ses lignes extérieures, le Soul propose un habitacle digne de mention – habitacle qui remportait au printemps dernier le titre de L’Intérieur le plus groovy 2009 (Ward’s). La planche de bord arbore un look rétro, avec des commandes accessibles et intuitives. Bravo pour les commandes audio au volant, les sièges chauffants et la prise USB qui sont de série pour toutes les versions. Oui, oui, de série!
Dans les versions «Rétro» et «Bolide», on a droit à un heureux deux-tons (beige/noir pour le premier, rouge/noir pour le second) et à des tissus à motifs, ce qui rehausse indéniablement la note versus tout ce qui se fait d’autre dans la catégorie. Attention, cependant : le plastique s’égratigne facilement et le beige reflète désagréablement, comme si le pare-brise était constamment embué.
Pour honorer ses tendances hip-hop, le Soul s’amène avec un éclairage dans les haut-parleurs qui «flashe» au gré de la musique. Tout à fait inutile? J’en conviens. Mais alors, pourquoi tout le monde veut l’essayer?
Côté chargement, l’espace est généreux, même s’il est de 10 % moindre que dans le Nissan Cube. En passant, c’est aussi le Cube qui est le plus spacieux en dégagement aux têtes et aux jambes, sauf pour ces dernières à l’arrière. Autre point négatif pour le Soul : les sièges avant sont trop plats, ce qui ne procure pas le summum, côté confort.
Sinon, l’offre est fort intéressante, surtout celle des variantes 2,0 litres parce que ces dernières proposent de série le régulateur de vitesse, les sièges avant chauffants (de série!), les freins ABS et le système de stabilité. On veut se gâter un peu? Pour 2 000 $ supplémentaires, on obtient les roues de 18 pouces (qui donnent encore plus d’envergure à la silhouette carrée), de même que le toit ouvrant et la radio satellite.
Par contre, soulignons que le Cube, pour 16 998 $, s’amène substantiellement avec les mêmes éléments que les Soul 2,0 l, bien qu’avec un peu moins de puissance sous le capot. Et en version haut de gamme, le Cube propose même le démarrage sans clé, ce que le Soul n’a pas. Dans deux ou trois ans, peut-être?