Ford Fiesta: un succès à l'horizon!
Si l’on se fie à la nouvelle génération de Ford Fiesta que les Européens utilisent depuis maintenant un an, c’est tout un «hit» que le constructeur américain s’apprête à lancer sur nos routes nord-américaines. Honda Fit, Toyota Yaris et Hyundai Accent, attachez vos tuques, il y a de la forte concurrence à l’horizon!
Bon, qu’on se le dise franchement, les détails de «notre» Fiesta 2011 ne sont pas encore tous ficelés. Même que Ford se fait très avare de commentaires. Tout au plus sait-on que la sous-compacte nous arrivera l’été prochain en variante berline (quatre portes) et à hayon (cinq portes), et qu’elle sera assemblée au Mexique.
Les motorisations n’ont pas encore été précisées, mais on se doute bien que c’est le quatre cylindres de 1,6 litre, le plus puissant moteur de la gamme européenne, qui déboulera chez nous avec ses 119 chevaux et ses 109 lb-pi de couple. Déjà là, la Fiesta prend le pas sur la compétition, dont la puissance varie de 106 à 117 chevaux. Avec elle, le 0-100 km/h devrait d’ailleurs s’effectuer en moins de 10 secondes.
Afin de nous titiller un peu, Ford a fait traverser l’Atlantique à quelques-unes de ses Fiesta européennes et nous a permis d’en faire l’essai le temps d’une journée. Sûr de lui, le constructeur a même convié d’autres sous-compactes au rendez-vous, soit les Honda Fit, Toyota Yaris et Nissan Versa. Curieusement, la Hyundai Accent manquait à l’appel.
À la mode européenne
Conduire des voitures les unes après les autres sur un même circuit et dans les mêmes conditions permet d’établir la meilleure comparaison possible. Ce jour-là, la Yaris s’est montrée plus molle que les autres, la Versa a souffert d’une demi-seconde de délai dans la réaction de sa direction électrique et la Fit… eh bien, la Fit pourrait bien être la plus sérieuse menace à la Fiesta, parce qu’elle se démène presque aussi bien qu’elle.
Il faut dire que la Fiesta essayée est adaptée à la mode européenne, c’est-à-dire qu’elle offre une belle fermeté de suspension (on espère que les ajustements nord-américains ne la ramolliront pas!), une direction précise (on a peine à croire qu’elle est électrique) et un niveau d’équipements inégalé chez nos sous-compactes nord-américaines. En effet, pensez revêtement de cuir, essuie-glaces sensibles à la pluie, climatisation automatique, démarrage sans clé et sièges chauffants (ah, mais ça, la Hyundai Accent les propose aussi). Bref, on est loin, très loin de l’éconobox.
Sur la route, la petite Ford se montre solide, agile et fort plaisante à conduire. Après tout, 119 chevaux pour déplacer une petite voiture, ça ne vous laisse pas en plan. La boîte manuelle (la seule proposée en essai) passe agréablement ses cinq rapports. Cependant, à la vitesse de croisière sur l’autoroute et alors que le moteur révolutionne à 3 000 tr/min, on lui cherche un sixième rapport.
Il faudra attendre l’été prochain pour savoir quelle boîte automatique lui sera jumelée. Personnellement, je rêve également que le moteur diesel offert sur le marché européen vienne jusqu’à nous. Avec une cote de consommation de 3,7 L/100km, cette motorisation diesel serait aussi peu gourmande que la Toyota Prius…
Placée côte à côte avec ses concurrentes, la Fiesta est plus petite que la moyenne. Vrai, elle est moins haute, et ça se ressent à l’arrière, où le dégagement à la tête est moindre. Par contre, même avec un grand gaillard assis tout à côté, on ne se sent pas à l’étroit. Sa sympathique bouille à la «jelly bean» est aussi l’une des plus courtes du lot, mais son espace cargo demeure raisonnable, avec 965 litres une fois la banquette rabattue. Le hayon est léger et s’élève suffisamment en hauteur pour ne pas heurter les grandes têtes.
Un habitacle confortable
Le meilleur atout de la Fiesta réside incontestablement dans son habitacle. Dans un grand effort de style, la planche de bord diffère de tout ce qui se fait sur le marché, et le gros volant assure une présence dominante. Les sièges avant sont confortables, et la qualité de l’assemblage, de même que celle des matériaux, est indéniable.
Comme rien n’est parfait, reprochons à ces appuie-têtes d’être trop proéminents pour le confort des passagers arrière et à ce climatiseur de ne pas refroidir suffisamment l’habitacle. Il faudra y voir…
Les plus vieux d’entre vous se rappelleront la Ford Fiesta distribuée sur notre continent de 1978 à 1980. Sachez que la Fiesta de septième génération sur le point de nous être proposée n’a absolument rien à voir avec cette aïeule.
La Fiesta fera sûrement un malheur à son arrivée l’été prochain, mais encore faudra-t-il que son prix d’étiquette soit concurrentiel. Et pour l’heure, j’ai beaucoup de difficulté à croire que pareille voiture peut demander moins de 13 000 $…