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Jouer à Tetris diminue la fréquence des souvenirs associés au syndrome post-traumatique

Le jeu Tetris diminuerait la
récurrence et l’intensité des souvenirs traumatisants chez les patients
souffrant du syndrome post-traumatique, annoncent des chercheurs en
psychiatrie dans une étude récemment publiée.

Les propriétés «anti traumatisantes» du jeu
vidéo de casse-tête russe, datant du milieu des années 1980, ont été
remarquées par l’équipe de l’université d’Oxford. Les souvenirs
négatifs, pouvant survenir chez une personne après qu’elle eut vécu un
événement traumatisant, utilisent le même type de mémoire visuelle
requis pour jouer à Tetris. Ce dernier consiste à agencer des formes
géométriques entre elles pour former des lignes pleines.

Ainsi, lorsqu’une personne atteinte du syndrome post-traumatique joue
à ce jeu vidéo de puzzle, les ressources cérébrales générant des
souvenirs traumatisants se retrouvent en compétition avec celles
requises pour jouer et bien performer à Tetris.

De ce fait, une personne traumatisée aura donc une récurrence moindre
de ses souvenirs négatifs si elle joue fréquemment à Tetris. En
monopolisant une partie de la mémoire et de l’attention visuelles pour
jouer, un moins grand nombre de ressources est donc disponible pour
générer des souvenirs traumatisants.

L’étude scientifique, publiée cette semaine dans le journal PLoS ONE,
consistait à faire écouter une vidéo violente à une soixantaine de
sujets sains répartis en trois groupes. Pendant les 10 premières minutes
faisant suite au visionnement de la vidéo, les sujets du premier groupe
devaient jouer à Tetris, le second au jeu de vocabulaire Pub Quiz
Machine 2008 et le troisième a été laissé sans activité.

Par ailleurs, les chercheurs ont constaté que le jeu de vocabulaire
exacerbait la fréquence et l’intensité des souvenirs traumatisants. En
accaparant les ressources cérébrales servant à remettre le traumatisme
dans son contexte, les sujets seraient moins en mesure de donner un sens
à leur choc psychologique.

Ceci fait en sorte que les individus «digèrent» moins bien
l’événement traumatisant, ce qui augmente la fréquence des souvenirs
négatifstout en les accentuant.

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