Google et la presse belge, c'est toute une histoire d'amour
Un peu avant 12h, heure de
Montréal, les internautes qui cherchaient sur Google les sites des
quotidiens Le Soir, La Libre Belgique, L’Avenir ou encore du journal
Grenz Echo, ont eu la joie de se voir à nouveau renvoyer vers les pages
d’accueil de ces journaux.
Suite à une condamnation due aux
plaintes de la presse belge Google avait brutalement désindexé tous les
sites des médias du royaume, bien au-delà de ce que demandait la
décision judiciaire. Durant trois jours, Google proposait donc comme
résultat, une page Wikipédia ou encore des sites tels que «Le Soir
d’Algérie», mais plus celui des principaux quotidiens francophones du
royaume.
L’histoire remonte en l’année 2006, date à laquelle les journaux
belges reprochaient à Google, par le biais de sa section Actualités, de
reproduire leurs articles sans payer de droits d’auteur.
Le géant américain avait confirmé samedi avoir entièrement désindexé
les sites d’information belges qui l’avaient attaquée. Copiepresse (qui
gère les droits des éditeurs en Belgique), par l’intermédiaire de sa
secrétaire général, Margaret Boribon, s’était déclarée «furieuse»,
estimant que Google pratiquait une «mesure de rétorsion» après sa
condamnation.
Google n’avait cependant pas fermé totalement la porte puisque
l’entreprise s’était engagée à reprendre le référencement si Copiepresse
«en faisait la demande et renonçait à réclamer l’astreinte».
«Nous sommes heureux que Copiepresse nous ait donné l’assurance que
nous pouvons inclure de nouveau ses sites dans notre moteur de recherche
Google sans (risquer) les astreintes», a déclaré un porte-parole de
Google, Bill Echikson, réitérant que Google n’avait pas eu d’autre choix
que d’agir de la sorte.