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Étienne Boulay: des adieux cruels, mais parfois essentiels

Photo: Archives Métro

Le récent congédiement d’Étienne Boulay et de Diamond Ferri vient nous rappeler la cruauté du football. Une cruauté, malgré tout, parfois nécessaire. Si le départ de deux vétérans aimés du public – dont un Québécois – a pu constituer un choc ou une surprise pour certains, d’autres y verront une occasion de découvrir de nouveaux joueurs.

Reste que ce genre de décision vient souvent avec sa part d’impacts négatifs. Les amateurs montréalais perdent un modèle et un de leurs porte-parole francophones en Boulay – d’ailleurs très peu nombreux chez les Oiseaux par les temps qui courent. Ils devront aussi s’habituer à une défensive qui ne comptera plus sur la fougue contagieuse et l’agressivité de Diamond Ferri.

Heureusement, ce n’est pas la première fois que les Alouettes prennent ce genre de décision difficile. Et, plus souvent qu’autrement, ces choix ont rapporté leurs dividendes.

Le meilleur exemple de cela est survenu il y a quelques saisons alors que Montréal avait libéré TJ Hill – un des leaders de l’équipe à l’époque. Le congédiement du secondeur, qui avait été un des fers de lance défensifs de l’équipe l’année précédente, avait pris tout le monde par surprise, un peu comme dans le cas de Boulay et Ferri. On l’avait laissé aller pour muter Chip Cox au poste de secondeur extérieur. Depuis, Cox est un des meilleurs à sa position dans la LCF. Bonne décision.

Sinon, en 2009, on se rappelle que les Alouettes avaient libéré Reggie Hunt, vétéran émérite et étoilé à plusieurs reprises, au profit d’un certain Shea Emry. Ce dernier est devenu un joueur d’impact pour Montréal et un des plus vocaux dans le vestiaire. Bonne décision.

Bref, ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que les entraîneurs ne prennent jamais ces choix à la légère. Ce fut certainement fort ardu dans le cas de Boulay et Ferri. S’ils paraissent cruels et déchirants aux premiers abords, ces adieux faits à des joueurs d’impact mènent souvent à de belles choses et font malheureusement (ou heureusement?) partie de la réalité du football canadien.

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