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Christine Girard: Du garage au podium olympique

Photo: Ryan Remiorz/La Presse canadienne

Quand Christine Girard va s’entraîner le matin, elle n’a pas à se rendre bien loin. Les entraînements matinaux se font dans son garage. Le soir, l’haltérophile se rend dans un petit club sis dans une école secondaire, près de White Rock, en Colombie-Britannique, où elle a récemment suivi son mari et coach, Walter Bailey, membre de la Gendarmerie royale canadienne. De nombreuses heures d’entraînement en solitaire qui ont porté fruits, mardi.

Quatrième à Beijing, Girard a décroché la médaille de bronze chez les 63 kg, une première pour une Canadienne et une première médaille pour le Canada en haltérophilie en 28 ans. «J’ai grandi en pensant que c’était pratiquement impossible d’avoir une médaille aux Olympiques dans mon sport», a indiqué l’athlète née en Ontario et qui a grandi à Rouyn-Noranda. Je suis tellement contente aujourd’hui d’avoir écouté mon cœur et non ma tête.»

La Canadienne a réussi à soulever 103 kg à l’arraché, ce qui lui donnait le quatrième rang provisoire. En soulevant 133 kg à l’épaulé-jeté, le deuxième meilleur résultat de la journée, Girard s’est assurée une médaille. «Quand j’ai raté mon dernier essai, je pensais que je ratais la podium. Encore! a expliqué Girard, le sourire au lèvres. Quand mon coach m’a dit que j’étais troisième, je me suis mise à pleurer. Je ne croyais pas que j’avais réussi à atteindre mon but.»

«La quatrième place à Beijing a été très difficile et c’est ce qui l’a poussée à continuer, a souligné Walter Bailey. Christine est très persévérante. Elle savait qu’elle avait une chance aujourd’hui.» Depuis les Jeux de 2008, Girard a eu cinq entraîneurs différents. Elle décrit son duo de coachs actuels, formé par Guy Marineau et Walter Bailey, comme une «équipe exceptionnelle».

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Comme Marineau est le coach officiel de l’équipe canadienne, Bailey a eu des problèmes d’accréditation. Il n’a su qu’à 21h30, la veille de la compétition, qu’il pouvait obtenir une accréditation d’une journée pour accompagner sa blonde sur le plancher. Lors de ses six essais, l’haltérophile a d’ailleurs été chaudement encouragée par son mari.

Girard réalise tout un exploit dans une discipline peu développée au Canada. «Elle adore son sport et elle sait que cette médaille la fera grandir», a indiqué Bailey.

L’haltérophile de 27 ans n’a pas pris de décision concernant son avenir, préférant «savourer le moment présent». Une chose est sûre, après une année d’entraînement intensif pour les Jeux, un poste de professeur de mathématiques l’attend dans deux mois. Girard sait toutefois qu’elle baignera toujours, de près ou de loin, dans le monde de l’haltérophilie. «J’ai commencé à 10 ans. Ça fait partie de ma vie, a-t-elle raconté. J’espère que [ma médaille] encouragera des jeunes à pratiquer ce merveilleux sport.»

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