Guerrero fils malmène les lanceurs du AA
MANCHESTER, N.H. — Les Blue Jays optent pour la prudence avec Vladimir Guerrero fils qui, à 19 ans, malmène les lanceurs dans la ligue Eastern, au niveau AA.
Fils d’un membre du Panthéon qui a connu des années glorieuses à Montréal, avec les Expos, fiston frappait pour ,433 avec 10 circuits et 50 points produits, avant le match des Fisher Cats contre Portland, mardi. Il a ajouté un circuit et trois points produits dans la soirée.
«J’essaie juste de travailler à chaque jour et de contrôler ce que je peux», a dit le troisième but Guerrero avant le match, à l’aide d’un interprète.
Guerrero a déjà de loyaux et fervents partisans.
«Nous arrivons à l’hôtel à minuit et une cinquantaine de personnes attendent que nous sortions de l’autobus. Nous sommes un peu comme un ‘boy band’», a dit le gérant du New Hampshire, John Schneider.
Guerrero fils parle un peu anglais, mais il est bien plus à l’aise en espagnol. Il a eu 19 ans en mars, et il semble que Toronto compte le laisser mûrir un peu dans les mineures, plutôt que de le faire graduer de façon hâtive – malgré les souhaits du public.
«Il pourrait bien se débrouiller dès maintenant dans les majeures, estime Schneider. Mais d’ici à ce que je reçoive cet appel, je vais savourer de pouvoir le placer au troisième rang de l’alignement à chaque match.»
Parmi ses coéquipiers se trouvent deux autres joueurs d’avant-champ dont les pères ont joué dans les grandes ligues: Cavan Biggio, fils de Craig, un membre du Panthéon, et Bo Bichette, fils de Dante.
«Les gens ne viennent pas au stade que pour moi. J’ai des coéquipiers qui sont très bons eux aussi, mentionne Guerrero fils. Je n’accorde pas trop d’attention à ce que les gens disent. Après un match, j’essaie juste de me reposer et d’être prêt pour le lendemain.»
Guerrero fils est né à Montréal peu avant le début de la saison 1999, la première où son père a figuré parmi les étoiles de la Nationale.
Schneider dit que Guerrero a un bras puissant et que ses habiletés en défense passent un peu inaperçues, vu son brio à la plaque.
«Quand vous frappez aussi bien, votre gant va passer deuxième, c’est inévitable. Mais il a fait de grands procès et défensivement, il est au niveau approprié, a dit Schneider. Il se présente sur le terrain à chaque jour et il a une belle attitude. C’est un plaisir de le côtoyer.»
Note aux lecteurs: bien lire Portland et non Hartford (2e par.)