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Prudence contre le Rouge et Noir

Sous des allures de bénédiction, le prochain match des Alouettes recèle des pièges que l’équipe devra à tout prix éviter.

En plein cœur d’une fin de saison où l’équipe se bat bec et ongles pour mériter sa place en séries, une petite visite à la pire formation de la ligue ne peut pas faire de tort, non? Après tout, le Rouge et Noir a une fiche de 2-13! Pourquoi s’inquiéter?

Parce que la complaisance qui surgit parfois dans ce genre de confrontation est un adversaire insidieux capable d’entacher sérieusement et rapidement le parcours des équipes qui connaissent un certain succès.

Plus que jamais, les choses vont bien pour le club mont-réalais. Les hommes de Tom Higgins viennent de signer leur sixième victoire en sept matchs, et contre une solide opposition en plus, les Argonauts de Toronto (6-9).

Le reste de la Ligue canadienne de football a toutes les raisons de frémir devant la défense qui fait des ravages, et pas de doute qu’on s’inquiète de voir l’attaque mont­réalaise lui emboîter le pas prochainement.

Oui, les Alouettes sont l’équipe de l’heure dans la LCF.

C’est pourquoi une défaite contre le pire club du circuit à ce stade-ci neutraliserait tout le beau travail des dernières semaines. Un revers contre Ottawa ce soir injecterait un sérieux doute dans la tête des joueurs montréalais.

«Finalement, ils ne sont pas si bons que ça», se diraient probablement les Argonauts et les Tiger-Cats d’Hamilton (7-8), les deux dernières équipes qu’affrontera Montréal pour conclure sa saison et estampiller son passeport pour les séries.

Ces matchs s’annoncent déjà intenses et très physiques. On n’a surtout pas besoin de donner à l’ennemi cette dose de confiance qui peut à elle seule changer l’allure d’une rencontre.

Au football, tout peut arriver… même contre la pire équipe! Après tout, dans ses deux duels précédents contre le Rouge et Noir, la formation montréalaise ne l’a emporté que par des marges modestes de 10 et 8 points. Pas de quoi débarquer dans la capitale nationale en bombant le torse.

Comme dirait l’Amiral Ackbar: «It’s a trap!»

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