Piquette Subban
On pensait que ce qui intéresserait les médias qui couvrent Canadien cette semaine aurait quelque chose à voir avec le fait que Canadien n’est plus bon. Que Tokarski a été à la hauteur des attentes qu’on n’avait pas en lui. Que Michel Therrien et Alex Galchenyuk se sont chicané et que ce dernier sera sûrement échangé dans pas long contre un genre de Janne Niinimaa des temps modernes.
Mais non, c’est plutôt des initiales du prénom de P.K. Subban dont on jase. Selon l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française (ASULF), les analystes ne devraient pas dire Piké mais Péka puisqu’ils parlent français. En tout cas, quelque chose qui ressemble à du français.
On ne devrait pas en faire tout un plat. Les médias ont sauté sur la plainte de cette obscure association seulement pour remplir des pages de journal. Mais nous aussi, nous avons des pages de journal à remplir et c’est pourquoi nous en faisons tout un plat.
Alors, Piké ou Péka? Difficile à dire. Allons-y plutôt pour une solution mitoyenne. Comme Subban n’a marqué qu’un seul but cette saison, ce qui est plutôt décevant, nous proposons de le baptiser temporairement Piquette Subban. Et si dans quelques matchs la piquette se transforme en bon vin, nous pourrons reparler de la prononciation de son nom. Mais juste si on n’a vraiment rien d’autre à faire.