Des pièges à cons venant des banques
Les banques veulent absolument nous prêter à des taux ridiculement bas. Quelle générosité! Mais on y cache des petits pièges à cons pour attraper ceux qui ne redoublent pas de prudence. Des exemples que j’ai vécus moi-même : on m’offre des taux très bas sur des avances de fonds, mais les achats que je fais me sont ensuite facturés à 20 % d’intérêt.
Autre type d’offre : un taux à 2 %, mais des frais de 1 % s’appliquent avec un minimum de 7,50 $. Imaginez si je veux emprunter 100 $ pour deux mois. De tels frais sur un an me coûteraient 6 X 7,50, donc 45 $, donc 47 % en ajoutant le ridicule 2 % affiché. Et puis il faut prévoir un plan B pour avoir le cash qu’il faut pour rembourser à l’échéance, principal espoir de profits faramineux par le prêteur. La personne prudente qui échelonne ses remboursements doit alors considérer que les frais encourus ne lui sont utiles que la moitié de la période, donc un taux réel de près de 100 % dans cet exemple un peu forcé de 100 $ d’emprunt.
Et puis on m’envoie le relevé à une semaine de l’échéance du paiement, sans jamais m’avertir que ma période de bas taux est sur le point de se terminer. Résultat, si j’ai oublié de noter ça sur mon agenda, je paierai environ 2 mois à 20 %, ce qui augmente passablement un bas taux proposé pour trois à six mois. Et si vous êtes dans la lune et sautez un paiement, oubliez le bas taux, car vous en êtes déchu : vous êtes tombés dans le piège qui vous est tendu.
Les gouvernements ont beau légiférer pour empêcher les abus, les lobbys des banques semblent assez solides pour qu’on les laisse tendre leurs filets et faire des pêches miraculeuses sur votre dos.?
– Jeannot Vachon, Québec