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Pour un scrutin proportionnel

Je me rappelle, c’était à la fin des années 1970. J’avais rempli mon cahier de consultation sur le mode de scrutin et de représentation préparé par le nouveau gouvernement du Québec, celui du Parti québécois. Ma faveur était allée à une représentation proportionnelle régionale modérée.

Le projet de réforme électorale n’est jamais devenu projet de loi. Après les élections de 1981, bien qu’il y ait eu un ministre responsable de la réforme électorale, bien qu’il y ait eu une nouvelle consultation, bien qu’il y ait eu rédaction d’un projet de loi, le tout a été renvoyé aux calendes grecques.

Les années 1944, 1966 et 1998 sont des exemples frappants de situations où le gouvernement du Québec a été formé par un parti qui avait obtenu moins de votes que celui qui allait former l’opposition officielle. Malgré ces exemples historiques, malgré des états généraux sur la réforme des institutions démocratiques, malgré le dépôt d’un avant-projet de loi par le gouvernement du Parti libéral et une consulta­tion sur la réforme du mode de scrutin par la Commission spéciale sur la Loi électorale, malgré un rapport du Directeur général des élections du Québec sur les modalités du scrutin mixte compensatoire, aucune loi n’a encore été adoptée pour modifier la façon dont les élus sont choisis à l’Assemblée nationale.

Nous nous retrouvons dans une situation où le vote de chacun n’a pas le même poids selon le lieu de résidence et où la volonté populaire n’est pas bien représentée.

C’est cette absurdité que le Mouvement démocratie nouvelle veut dénoncer par la manifestation qu’il tiendra aujourd’hui à midi à la place Émilie-Gamelin, à Montréal. Des solutions existent, il suffirait de volonté politique pour adopter un mode de scrutin qui mettrait fin aux distorsions qu’impose le scrutin uninominal à un tour.

– Francis Lagacé, Montréal

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