Des élections et du hockey!
Ces jours-ci, j’ai développé une «électionite»! Je ne supporte plus les rumeurs sur de possibles élections. Trop, c’est comme pas assez. Et dans mon envolée lyrique, je peux même vous annoncer que nos politiques, plus capable! C’est rendu comme «écouter» les matchs du Canadien. Plus tu en visionnes, moins tu as envie d’en voir d’autres. Et l’allégorie ne s’arrête pas là.
Comme dans les parties de hockey, les gérants d’estrade, les pros comme les amateurs, passent la journée à analyser les dessous et les dessous des dessous de tous les faits et gestes des élus/joueurs. On passe au peigne fin, comme des limiers, leurs faits et gestes.
Celui-ci s’est moqué de son coach, l’autre dit tout à fait le contraire de son chef. On a l’impression qu’il y a eu une mauvaise distribution ou que le scénario a été rédigé pour un drame et qu’on a recruté des clowns pour tenir les rôles d’une pièce de Shakespeare.
Quand la grogne pogne, on opère un remaniement/échange, voir même un congédiement pur est simple d’un membre du staff. Et si ce n’est pas suffisant, on change l’équipe en faisant appel aux recruteurs/électeurs. Dans la panique, on se débarrasse des brebis galeuses, des incompétents ou de ceux qui ne mettent pas assez de cœur à l’ouvrage.
Alors la solution par excellence, dénicher le messie. Et dans le hockey, on parle d’un centre au gros gabarit capable de faire brasser la cage pour ouvrir des espaces à ses coéquipiers. En politique, on cherche un spartiate aux allures de gladiateur qui sera agile avec sa hache pour sabrer dans les dépenses tout en maintenant notre niveau de vie décent ou indécent, c’est selon. Un smart qui sera capable d’aller vers l’essentiel sans trop de flafla qui divise.
Le hic, c’est qu’une fois le sauveur en place, on finira, à force de chercher les bibittes, par lui trouver des défauts insupportables pour le cannibaliser! C’est le sport national par excellence que nous pratiquons avec ardeur.
En fin de soirée, après les défaites et les déceptions, le débat se poursuit avec les micros ouverts à la radio ou dans les pubs. On sort le méchant, puis on s’endort. Avec la crise, le chômage et notre équipe qui patauge au fond du classement, les réveils sont difficiles.
Le remède? Certains vous diront, prenez pour les Red Wings de Détroit, une valeur sûr de la ligue qui enchaîne les victoires à la pèle. D’autres vous souffleront à l’oreille de voter désormais chez l’Oncle Sam, car Obama, au moins lui, sera là pour quatre autres années et sans aucune crainte qu’il déclenche des élections au gré des sondages. Là-bas, le suffrage pour élire le patron est à date fixe, tous les quatre ans!