Réseaux sociaux et twits politiques
Bien sûr. Qui sommes-nous pour parler d’étiquette sur les «internets»? Certainement pas les deux gars ayant le moins de bagarres sur Twitter et Facebook. Disons même plutôt l’inverse!
Nous sommes présidents auto-proclamés du Tweetfight Club. En fait, avouons que, si vous en êtes rendu à suivre nos conseils sur les réseaux sociaux, en tant que politicien, votre situation est plutôt dramatique! Vous avez manifestement perdu la carte ou avez été très mal conseillé à la base.
François Legault. Un seul mot : iiiiiiiish. Ou, en fait, paraphrasons Patrick Huard en trois mots : «Ferme. Ta. Yeule.»
Ses commentaires déplacés sur les femmes ont dû lui faire perdre le peu d’électorat (féminin) qui lui restait. Sérieusement, «les filles accordent moins d’importance au salaire que les garçons»? Vrai que la coupe de cheveux de Legault ressemble à celle de l’acteur principal d’une sitcom des années 1950, mais ce n’est pas une raison pour nous y ramener!
D’autant plus que, si on veut commenter un sujet aussi délicat, on ne le résume pas en une phrase lapidaire sur Twitter ou Facebook, on élabore un peu, cela semble évident! Il est un peu trop tard pour tenter de se padder par la suite en disant qu’on a déclaré le tout après avoir lu de nombreuses études en tant que ministre de l’Éducation. Mais bon…
Pour l’instant, la CAQ et le bon jugement semblent avoir pris deux chemins différents. À vous de deviner lequel tente un pénible détour par la droite.
On pourrait aussi parler des libéraux et du fait qu’ils veulent de plus en plus être présents un peu partout sur les réseaux sociaux. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont agressifs. Comme un enfant de 12 ans à qui on donne un fusil à plomb pour son anniversaire – ce n’est pas nécessairement une bonne idée… À force de vouloir prendre le contrôle de tout, ils laissent entrevoir leurs vraies couleurs et ont l’air peu sympathique.
Un conseil, amis de Charest : gardez-vous une petite gêne quand vient le temps d’envoyer paître les deux ou trois personnes qui n’aiment pas le PLQ. Il y en a si peu qui n’apprécient pas vos politiques ou vos façons de faire : avoir l’air de cerbères cybernétiques ne vous avance à rien, à moins que vous ne vouliez donner raison à vos adversaires.
Alors, gardez vos munitions pour les autres partis, pas pour les citoyens militant sur le web. Quoique… Tirer à boulets rouges sur les étudiants et les artistes, en joignant le geste à la parole, c’était un peu ça, l’orientation de votre congrès à Victoriaville, non? À moins qu’on ait mal compris.
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.