Madagascar 3 : la théorie du complot!

Cette journée-là, au contraire des prévisions de MétéoMédia, il a plu des nœuds. Avec l’aînée de mes filles, j’ai ramassé nos serviettes précipitamment. Finie, la piscine, direction le cinéma pour voir le troisième volet de Madagascar.

Puisque c’est une production hollywoodienne, il fallait patienter avant d’atteindre le guichet. Puis, une autre longue file au comptoir de la bouffe. Là, on s’est fait plumer pour avoir du pop-corn, des boissons et des queues de castor pour deux personnes! La trappe!

Après avoir soulagé mon portefeuille d’une trentaine de dollars, on a fini par prendre place dans l’une des grandes salles du Méga-Plex Marché Central. Elle était pleine à craquer d’enfants qui gazouillaient, pour ensuite crier et rire à haute voix une fois les lumières éteintes! Quel bonheur l’été!

Après les réclames, le film est parti! Tout allait bien jusqu’au deuxième tiers du récit quand je suis retombé dans ma paranoïa. Ayant traversé comme la plupart un «printemps érable» de suspicion, j’ai été atteint d’une «subliminalité» aiguë.

À chaque message, discours, un mini-moi se déclare dans mon cerveau pour crier : «Eh chose, c’est un message subliminal. Fais gaffe, on essaie de te laver le cerveau, indigne-toi!»

Alors que les rires des enfants étouffaient les propos du film, je me suis ressaisi et j’ai écarquillé les yeux pour ne pas me faire avoir. Que veut me passer comme message la hollywoodienne DreamWorks!

Mon cerveau est allé fouiller dans mes souvenirs. Le résumé des deux premiers volets de Madagascar est simple. Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l’hippopotame, les quatre protagonistes de la saga, doivent choisir entre deux options : vivre comme des vedettes hollywoodiennes en assurant des représentations très populaires auprès des visiteurs du zoo de Central Park ou tenter de vivre libres dans leur terre ancestrale d’Afrique, une vie dans la brousse sauvage et dangereuse!

Non satisfait des deux premiers choix, le troisième volet de la saga offre aux protagonistes du récit un ultime choix : trouver refuge dans un cirque ambulant qui aspire au rêve américain!

Autrement dit, le zoo représente la vie dans une tour de bureaux, une vie sans reconnaissance et pleine d’amertume! L’Afrique représente certes la liberté, mais elle est aussi synonyme de la précarité et de la loi de la jungle des quartiers chauds. Le cirque, quant à lui, c’est le rêve américain tel qu’illustré par les téléréalités de type American Idol, America’s Got Talent et j’en passe. C’est le choix que nous impose la hollywoodienne DreamWorks!

Et puis, emporté par le rire des mômes et leurs réactions innocentes aux gags exagérés du film, je me suis replongé dans le délire de la salle! Vive l’innocence!

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