Français ou anglais, les mêmes réponses plates

Concrètement, l’embauche d’un entraîneur unilingue anglophone (je ne sais pas pourquoi on se donne encore la peine d’ajouter anglophone, mais bon…) par le Canadien n’aura aucun impact sur mon travail. Il sera probablement plus facile de traduire une citation de Randy Cunneyworth que de rafistoler une phrase dans le français approximatif de Jacques Martin.

Pour les partisans, il n’y aura pas de différence non plus. Ils se feront servir les mêmes platitudes d’avant et d’après-match. Les platitudes de Cunneyworth seront seulement sous-titrées sur les réseaux francophones.

Bien sûr, la décision du Canadien a des conséquences plus profondes. Pierre Gauthier a rompu un des derniers liens directs qui restaient entre le Canadien et ses fans. On sait depuis déjà quelques années que la «priorité» du Canadien de développer le hockey québécois n’est que du vent. C’est maintenant la même chose pour les entraîneurs.

Le pire dans tout cela, c’est que le Canadien est à peu près la seule porte d’entrée pour les hommes de hockey francophones. La LNH est un monde où les contacts sont primordiaux. Les propriétaires d’équipes et les directeurs généraux anglophones embauchent extrêmement rarement des francophones. Pas parce qu’ils font de la discrimination, simplement parce qu’ils ne les connaissent pas. Si l’équipe ancrée dans le seul milieu francophone de la LNH ne fait plus sa part pour les gens d’ici, qui le fera?  

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